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Vidéo : Les polluants continuent de s'accumuler dans la rivière

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10 avril 2012
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Par Josiane Yelle

Malgré les nombreux efforts qui ont permis d'améliorer la qualité de l'eau de la rivière des Mille-Îles au cours des dernières décennies, plusieurs sources de pollution demeurent bien présentes.

En 2009, 1500 épisodes de surverses ont été compilés sur le territoire du Conseil des bassins versants des Mille-Îles (COBAMIL). « L'usine de Boisbriand éprouvait certaines difficultés, mais c'est tout de même énorme », lance la directrice générale de l'organisme, Elsa Dufresne-Arbique.

Celle-ci explique que plus de 115 tuyaux, tous reliés à la rivière des Mille-Îles, sont prêts à rejeter le contenu des égouts en période de grosses pluies lorsque les usines d'épuration des eaux usées ne suffisent pas à la demande.

« Ça représente le plus gros apport de coliformes fécaux », indique la spécialiste. Celle-ci précise toutefois que les élus font d'importants efforts pour minimiser les épisodes de surverses, car ces coliformes peuvent devenir dangereux. Ça touche directement la santé et la sécurité publique », ajoute-t-elle.

Tout ce qui entraîne une augmentation de la quantité d'eau à traiter aux différentes usines d'épuration a des répercussions sur les possibilités de surverses. La surconsommation d'eau est donc un facteur important à prendre en considération.

Pour Martin Drapeau, président d'Enviro Mille-Îles, les surverses demeurent un problème important. « Ça s'est amélioré, mais ça demeure tout de même préoccupant », dit-il.

D'autres polluants

Selon Mme Dufresne-Arbique, l'imperméabilisation du sol est également une des sources de pollution, car l'eau de pluie qui tombe sur une surface asphaltée ou une toiture, par exemple, ne peut être filtrée par le sol.

Elle se retrouve plutôt dans les égouts pluviaux - connectés directement sur la rivière - avec tout ce qui peut se retrouver sur la chaussée : huile, sel de voirie, etc.

Parmi les autres sources de pollution, la directrice du COBAMIL parle de la gestion du gazon qui, lorsqu'effectuée avec des engrais, peut être néfaste en raison du ruissellement. Certaines pratiques agricoles entrent aussi en ligne de compte, notamment la surfertilisation ainsi que la surconsommation de pesticides et d'herbicides. Dans un cas comme dans l'autre, l'absence de bande riveraine demeure problématique.

« Toutes les activités de l'homme peuvent avoir un impact sur la qualité de l'eau. Les gens versent encore différents produits dans leur évier, tels que de l'huile ou des médicaments, mais les usines ne sont pas capables de tout traiter. »

Actuellement, le COBAMIL ne détient pas données concrètes sur les sources de pollution en provenance des secteurs industriels et institutionnels.

Échantillonage

Pour une première fois, trois municipalités régionales de comté appuient financièrement un programme d'échantillonnage de l'eau pour l'année 2012.

Celui-ci, beaucoup plus vaste qu'auparavant, comprend un suivi de la qualité de l'eau des principaux tributaires situés au nord de la rivière des Mille-Îles et du Lac des Deux-Montagnes ainsi qu'un suivi bactériologique en rive de la rivière des Mille-Îles.

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