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Fermiers de famille : l’art de manger frais, local et bio

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15 juin 2012
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Par Josiane Yelle

Bien qu’ils gagnent en popularité au fil des ans, les fermiers de famille demeurent encore méconnus. Les avantages qui sont reliés à cette pratique sont pourtant nombreux.

S’il est vrai que la personne, qui s’engage auprès d’une ferme en achetant à l’avance sa part de récolte, accepte de partager les risques liés au rendement, elle partage aussi les bénéfices.

Marie-Claude Jetté, responsable de la ferme Les bons-bons légumes bio située à Mirabel, indique d’ailleurs qu’elle peut toujours compenser avec un autre légume. En neuf ans, elle se souvient d’un seul épisode où ses tomates de champ n’avaient pas connu le rendement espéré.

« Les gens ont toujours eu des fruits et des légumes pour le montant du panier qu’ils ont payé. Parfois, ils en ont même plus », raconte celle qui cultive une quarantaine de variétés de fruits et légumes de serre et de champ. Son objectif est d’ailleurs de diversifier ses paniers. « Certaines semaines, je donne des recettes pour cuisiner certains légumes plus méconnus », ajoute-t-elle.

Pour Mme Jetté, les principaux avantages à faire affaires avec un fermier de famille sont les aspects biologique et local. « Il n’y a pas beaucoup d’aliments qui viennent du Québec à l’épicerie », fait remarquer celle qui utilise des prédateurs naturels et qui a plus d’un tour dans son sac.

Si le consommateur retire plusieurs avantages de cette façon faire, les fermiers de famille y trouvent aussi leur compte. « Ça nous aide à démarrer la saison puisque les gens paient à l’avance. Ça aide à défrayer les coûts de printemps : l’huile de chauffage pour les serres, l’achat de semences, etc. »

Fermier de famille recherché

La résidante de Mirabel croit qu’il manque de producteurs qui adhèrent à cette pratique puisque la demande grandit. « On pourrait facilement prendre de l’expansion. Beaucoup de monde demande l’ouverture de point de chute dans leur région. Les gens s’intéressent de plus en plus à ce qu’ils retrouvent dans leur assiette », indique celle qui s’occupe aussi d’une centaine de poules.

Marie-Claude Jetté fait partie du réseau de l’Agriculture soutenue par la communauté. Chaque semaine, elle prépare 70 paniers. Elle en a déjà eu jusqu’à 150 quand le temps lui manquait moins.

 

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