Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Le partage de la route reste laborieux

durée 09h43
19 juin 2012
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par François-David Rouleau

L’an dernier, 120 cyclistes ont subi des blessures en roulant sur les routes des Laurentides. Une légère amélioration par rapport aux années précédentes mais à chaque année, au Québec, 2800 cyclistes sont victimes d’accidents, dont 200 sont blessés gravement.

Même s’ils sont soumis au même code de la sécurité routière que les automobilistes, il survient encore beaucoup trop d’accrochages entre ces deux usagers de la route.

Julien Hamerlak, gérant d’un magasin de vélo à Mirabel, est débarqué au Québec il y a quelques années. En parcourant plus de 3000 kilomètres par année, il peut témoigner du peu de courtoisie existant entre les usagers même s’il respecte les règles.

« Le problème, c’est que les gens n’attendent pas pour doubler s’il y a une auto en sens inverse. Ils veulent absolument sauver une seconde de leur vie ! En France, les voitures attendent derrière et prennent la voie inverse lorsqu’elles peuvent », a-t-il observé.

Bien que certains cyclistes puissent s’approprier la route en balade, il ne faut pas tous les mettre dans le même panier car d’autres sont très respectueux. La courtoisie reste de mise puisque la chaussée se partage.

Il est inutile de frôler un vélo, la sécurité est primordiale. Il se sentira davantage en sûreté si le conducteur prend la peine de le contourner. Selon la loi, il faut laisser un espace d’au moins un mètre et demi entre la portière et le vélo lors d’un dépassement.

Le Code de la sécurité routière prévoit que le conducteur d'un véhicule ne peut dépasser un vélo à l'intérieur de la même voie. Il l’autorise aussi à franchir la ligne centrale pour le dépasser. Une manœuvre acceptée peu connue selon une étude menée par la SAAQ en 2010.

Quant aux cyclistes, ils sont dans l’obligation de signaler leurs intentions, de suivre le trafic, de respecter la signalisation et de circuler à la file indienne.

Pistes cyclables

Tandis que le sport connaît une grande popularité au Québec, de nombreux cyclistes n’osent pas s’aventurer sur les routes par crainte et par manque de sécurité.

Donald Nadon, un résidant de Blainville, estime qu’il y a un grand manque de respect. « J’aime mieux rouler sur les pistes cyclables parce que j’en fais souvent seul, c’est moins dangereux. »

« Certains automobilistes sont courtois, d’autres le sont vraiment pas. On dirait qu’il n’y a pas de juste milieu », a affirmé son collègue Michel Grou.

Rencontré par le Journal en bordure de la piste du P’tit Train du Nord à Blainville, Sylvain Robineau, de Laval, emprunte davantage les pistes cyclables même s’il doit rouler sur la route quelques kilomètres. « Le réseau est mal entretenu et les voitures sont irresponsables parfois. La piste est plus sécuritaire et moins dangereuse. »

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié le 12 mars 2026

Les changements climatiques pourraient menacer les bourdons

Différents mécanismes biologiques permettent aux reines bourdons de survivre pendant plusieurs jours au printemps, quand le sol où elles ont passé l'hiver dégèle et se gorge d'eau en raison de la pluie, ont constaté des chercheurs de l'Université d'Ottawa. Les travaux de l'équipe du professeur Charles-Antoine Darveau ont ainsi démontré que les ...

Publié le 11 mars 2026

Consultation: la voix des aînés peu valorisée; l'âgisme fréquent

À peine 15 % des personnes de 55 ans et plus estiment que la société québécoise valorise la voix des aînés. Cette constatation ressort d'une consultation sur l'âgisme et l'indifférence, menée auprès de 2 688 personnes de 55 ans et plus, par Léger et l'organisme les Petits Frères. On y note aussi que seuls 29 % estiment que la société ...

Publié le 11 mars 2026

Le Collège Lionel-Groulx invite la population à sa collecte de sang

Le jeudi 20 mars, le Collège Lionel-Groulx tiendra une collecte de sang en collaboration avec son Club de secourisme et Héma-Québec. Les citoyens sont invités à venir faire un don. On rappelle que cela est un geste important et qui prend peu de temps : Une heure. Un don. Un impact réel. Ce petit geste peut faire toute la différence pour des ...