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Une œuvre de 40 000 $ sur un terrain de soccer

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26 juin 2012
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Par Josiane Yelle

La Ville de Mirabel a dû intégrer une œuvre d’art d’une valeur de 37 523, 48 $ à son nouveau terrain de soccer/football synthétique en vertu de la politique d’intégration des arts. Un « pur gaspillage d’argent », selon le maire Hubert Meilleur qui n’apprécie pas l’œuvre.

La dernière œuvre à avoir vu le jour sur le territoire des Laurentides en 2011, selon un document officiel du ministère de la Culture du Québec, se retrouve dans la catégorie « estampe ». Les images, qui trônent sur des panneaux installés à même la clôture qui borde le terrain, représentent des pictogrammes de différentes couleurs.

La politique en vigueur, qui s’applique entre autres à une ville lorsqu’un ministère lui verse une subvention pour réaliser un projet visé de plus de 150 000 $, consiste « à allouer environ 1 % du budget de construction d'un bâtiment ou d'aménagement d'un site public, à la réalisation d'œuvres d'art précisément conçues pour ceux-ci ».

« C’est un décret qu’on est obligé de respecter, mais qui ne fait pas notre affaire du tout », affirme toutefois le maire de Mirabel. Dans le cas du terrain synthétique, la valeur admissible était de

40 000 $ pour un projet de 2 800 000 $ subventionné à plus de 50 % par le Fonds Chantiers Canada-Québec. Un budget de 6000 $ était aussi attribué aux frais de services administratifs.

Un maire perplexe

Hubert Meilleur se dit estomaqué « de voir l’argent gaspillé pour ça ». Selon lui, il faut être vraiment riche. « Quand je regarde l’œuvre, je reste très perplexe face à l’argent qu’on est obligé d’investir. Mais quand tu en parles, les artistes se lèvent tous debout. C’est une politique passée par le gouvernement pour avoir les artistes de son bord », estime-t-il.

Un tel montant, remis à un seul artiste, « c’est exagéré », continue-t-il. Il croit que l’argent investi devrait plutôt être versé à l’ensemble des artistes du Québec plutôt qu’à une seule personne « favorisée ». Selon le site Internet du ministère, « le coût des quelque 3000 œuvres qui ont été réalisées depuis 1961 est évalué à près de 100 M $ ».

Sur le territoire de Mirabel, 18 œuvres d’art ont été intégrées, notamment sur le site de différentes écoles, en vertu de la politique en vigueur pour divers projets subventionnés par Québec.

 

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