Les Laotiens de Boisbriand fêtent pour une 15e année consécutive
Par Eric Mondou
Près de 500 Laotiens se sont donné rendez-vous le 27 avril dernier à l’école Jean-Jacques-Rousseau de Boisbriand pour célébrer l’année 2556 de l’ère bouddhiste.
Pour une quinzième année d’affilée, la communauté laotienne de Boisbriand a célébré en grandes pompes l’arrivée du Nouvel an.
Manivanh Suryadhay, citoyenne d’origine laotienne qui vit à Boisbriand depuis son arrivée au Canada, en 1979, est celle qui, depuis 1998, est derrière ce rassemblement annuel.
« Nous faisons cette fête pour nous souvenir de notre culture, de notre pays, de notre religion. Mais aussi parce que nous aimons être en famille et entre amis », a indiqué Mme Suryadhay.
Événement haut en couleur et riche en saveurs, le Nouvel an lao se tient officiellement entre le 13 et le 16 avril. Or, pour ne pas nuire aux festivités de la communauté montréalaise, Mme Suryadhay tient à ce que ses célébrations soient tenues deux semaines plus tard
Cérémonies, bénédictions, prières, hymne national, chants et danses traditionnels et festin oriental étaient au menu lors de cette soirée.
Communauté à Boisbriand
Que cette fête soit organisée à Boisbriand n’est pas une coïncidence. La municipalité compte une cinquantaine de familles laotiennes, ce qui est peu banal, étant donné que les Laotiens forment un petit groupe d’immigrants au Québec. En 2006, Statistiques Canada dénombrait un peu plus de 6000 personnes d’origine ethnique laotiennes établies dans la province.
La mairesse de Boisbriand, Marlene Cordato, a pris part aux festivités. Elle était vêtue de l’habit traditionnel que portent généralement les femmes laotiennes lors de tels événements.
« La communauté laotienne de Boisbriand est tissée serrée. C’est admirable, car ces gens transmettent leurs coutumes à la famille et aux enfants, ce qui fait leur particularité », a indiqué la mairesse.
Les conseillers municipaux Denis Hébert, Mario Lavallée et David McKinley étaient également présents lors de cette fête.
Le Nouvel an bouddhique est également célébré par les Thaïlandais, les Birmans et les Cambodgiens. Les années correspondraient à l’ère bouddhiste, qui a commencé en 543 avant l’ère chrétienne, soit le jour de la mort de Bouddha.
