Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Les infirmières n'offrent pas assez de disponibilité

durée 10h31
23 mai 2013
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
Par Simon Laliberté

SAINT-EUSTACHE- Plus de 40 000 heures supplémentaires ont été effectuées par des infirmières ou des infirmières auxiliaires en 2011-12 au CSSS du Lac-des-Deux-Montagnes. Une situation payante pour ces infirmières, mais désavantageuse pour le CSSS.

Selon la directrice des communications du CSSS, Lyne Destroismaisons, les heures supplémentaires répertoriées sont principalement effectuées par des employées à temps partiel.

«C’est une problématique chez nous. Les employés ne nous donnent pas plus de disponibilité, ils donnent le minimum obligatoire. Ils attendent d'être appelés pour faire du temps supplémentaire quand nous sommes pris à couvrir des quarts de travail», a expliqué Mme Destroismaisons.

La direction du CSSS fait valoir qu’il y a encore plusieurs postes à pourvoir au sein de ses équipes, principalement du côté du personnel infirmier. Cette situation s’expliquerait par le fait que les quarts de travail à pourvoir sont moins intéressants (soirs, nuits, fins de semaine).

Les employés à temps partiel profiteraient également du fait que les heures supplémentaires sont plus payantes que les heures de travail régulières.

«Malheureusement, c'est beaucoup plus payant pour eux et plus dispendieux pour nous. De plus, plusieurs donnent le minimum des heures obligatoires afin de pouvoir également travailler en agence, ce qui est également plus payant», a décrit Mme Destroismaisons.

Postes à temps plein

Le Syndicat des professionnelles en soins de santé du Lac des Deux-Montagnes affilié à la FIQ a fait valoir que le gouvernement aurait pu régler la problématique des heures supplémentaires et des agences privées lors des dernières négociations.

«Nous avons demandé au gouvernement de transformer tous les postes en poste temps plein. Cela permettrait de combler les différents quarts de travail (de soir, de soir et fins de semaine). On attacherait notre monde», a dit Alain Paquette, président du syndicat.

Les infirmières et les infirmières auxiliaires profiteraient de la pénurie pour travailler dans différents centres. Elles peuvent ainsi avoir une tâche complète et faire face à leurs obligations financières.

«Malheureusement, les employeurs veulent une mobilité complète. Ils se gardent le droit de nous obliger à faire des heures supplémentaires quand ils le décident. Les infirmières qui réussissent à travailler à temps plein à partir d’un poste de deux jours par semaine n’ont aucune garantie», a-t-il déploré

 

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié à 16h00

Un manque de connaissances sur les jeux vidéo freinerait leur utilisation éducative

Un manque de connaissances et de renseignement vis-à-vis des jeux vidéo limiterait leur utilisation dans un contexte éducatif, semblent montrer les recherches d'Amélie Vallières, étudiante au doctorat en éducation à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Dans son étude, l'étudiante a cherché à mettre en avant la façon dont les jeux vidéo ...

Publié à 10h00

Le Québec est le cancre mondial pour mourir naturellement de vieillesse chez soi

L’augmentation constante des demandes d’aide médicale à mourir (AMM) a fait du Québec le champion mondial de cette pratique, qui représentait 7,9 % des décès en 2024-2025, mais le Québec fait figure de cancre international quant à la possibilité de mourir dignement de vieillesse à la maison. La proportion de décès naturels à domicile au Québec, ...

Publié le 29 juillet 2026

Des anticorps pourraient inhiber la lutte contre le cancer

Certains anticorps pourraient empêcher le système immunitaire de combattre efficacement le cancer, tandis que d'autres pourraient freiner la progression de la maladie, croient des chercheurs internationaux qui s'intéressent au phénomène dans le cadre d'un projet de 25 millions $ US baptisé ATLAS. Cela pourrait expliquer, par exemple, pourquoi ...