Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Ils supportent les odeurs de l’usine depuis quelques années

durée 08h36
26 septembre 2013
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par Eric Mondou

Robert Martel et Brigitte Bourget n’en peuvent plus d’endurer les odeurs exécrables provenant de l’usine des traitements des eaux usées de Boisbriand.

Résidant de la rue Fortin depuis près de 15 ans, le couple de Boisbriand cohabite littéralement avec l’usine d’épuration, qui est située à quelques pas de leur cour arrière.

Depuis que les travaux d’agrandissement y ont été menés, en 2008, les odeurs d’excréments qui s’y dégagent dérangent énormément le couple au point où celui-ci a complètement cessé de profiter de sa cour extérieure.

« Des fois, on jurerait que nous sommes dans le conteneur tellement ça sent fort. C’est devenu insupportable », a indiqué M. Martel.

Le va-et-vient fréquent des camions venant récupérer les conteneurs remplis de boues d’épuration causent des parfums répugnants dans le voisinage.

« Lorsque les camions viennent, ça peut sentir durant un bon trois heures », a indiqué Mme Bourget.

Devant cette situation qui leur est devenue infernale, le couple a complètement cessé de jouir du bel espace de terrain à l’arrière de leur maison. « Nous avions une petite piscine, un jardin, mais on ne s’en sert plus du tout », a déploré Mme Bourget, qui craint que sa maison ait perdu toute sa valeur.

« Le pire est quand je suis en train de faire du BBQ et que l’odeur arrive. Ça me coupe carrément l’appétit », a confié M. Martel.

Solutions

Du côté de l’hôtel de ville, la mairesse Marlene Cordato semblait bien au fait des désagréments occasionnés par l’usine.

Or comme les travaux menés à l’usine font présentement l’objet de deux dossiers judiciaires distincts, dont celui impliquant les accusés de l’opération Marteau, la municipalité souhaite attendre de voir si la justice tranchera en sa faveur avant de procéder à des ajustements.

« Des solutions, il y en a, a indiqué d’emblée la mairesse Cordato. Il y a des choses qui auraient dû être faites lors des travaux qui n’ont pas été réalisées, notamment au niveau de la siccité des boues », a-t-elle ajouté.

Désespérée par la lenteur des procédures, Mme Bourget a proposé à la municipalité qu’on l’exproprie, solution écartée par celle-ci.

« J’aimerais que les gens de la Ville acceptent mon invitation de les héberger et des les nourrir durant une semaine. Ils verraient ce que l’on endure », a indiqué Mme Bourget.

Le procès des accusés de l’opération Marteau doit débuter en janvier prochain. Le mandat d’agrandissement de l’usine d’épuration de 28 M$ avait été octroyé à la compagnie Infrabec de Lino Zambito en septembre 2007.

 

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié le 12 mars 2026

Les changements climatiques pourraient menacer les bourdons

Différents mécanismes biologiques permettent aux reines bourdons de survivre pendant plusieurs jours au printemps, quand le sol où elles ont passé l'hiver dégèle et se gorge d'eau en raison de la pluie, ont constaté des chercheurs de l'Université d'Ottawa. Les travaux de l'équipe du professeur Charles-Antoine Darveau ont ainsi démontré que les ...

Publié le 11 mars 2026

Consultation: la voix des aînés peu valorisée; l'âgisme fréquent

À peine 15 % des personnes de 55 ans et plus estiment que la société québécoise valorise la voix des aînés. Cette constatation ressort d'une consultation sur l'âgisme et l'indifférence, menée auprès de 2 688 personnes de 55 ans et plus, par Léger et l'organisme les Petits Frères. On y note aussi que seuls 29 % estiment que la société ...

Publié le 11 mars 2026

Le Collège Lionel-Groulx invite la population à sa collecte de sang

Le jeudi 20 mars, le Collège Lionel-Groulx tiendra une collecte de sang en collaboration avec son Club de secourisme et Héma-Québec. Les citoyens sont invités à venir faire un don. On rappelle que cela est un geste important et qui prend peu de temps : Une heure. Un don. Un impact réel. Ce petit geste peut faire toute la différence pour des ...