Tenu en otage depuis sept ans
Par François-David Rouleau
Il est 13h samedi, soleil de plomb, je suis assis dans mon véhicule, pris dans les embouteillages autour de l’échangeur 15/640.
Je n’ai pas besoin de mentionner que je fulmine, tout comme les conducteurs près de moi qui sont pris dans la même situation.
Ça fait maintenant sept ans que les usagers de la route et les citoyens de la Rive-Nord endurent ce chantier qui n’en finit plus de finir. C’est difficile pour le moral et quand vient le moment de se déplacer, il faut toujours y penser deux fois plutôt qu’une.
Pourquoi ? Parce que personne n’aime niaiser dans son véhicule près d’une heure pour une simple commission au beau milieu d’une superbe journée.
Le MTQ tient en otage tous les usagers de la route. La situation n’est guère plus agréable pour ceux qui gagnent leur vie derrière un volant, c’est même pire. Ils doivent posséder une patience à toute épreuve.
C’est le constat sur l’ensemble du réseau routier autour de l’île de Montréal. Le ministère a déclaré la guerre en installant des cônes orange permanents le long des routes.
Comme le prix de l’essence qui augmente sans cesse, on s’aperçoit rapidement que les conducteurs n’y peuvent rien et qu’ils sont condamnés à perdre un nombre incalculable d’heures dans leur véhicule.
StationnementCe n’est pas normal que l’échangeur devienne un véritable terrain de stationnement dans toutes les directions durant la journée. Ce n’est pas normal de passer près d’une heure pour parcourir la distance entre Saint-Eustache et Rosemère. Les ingénieurs devraient refaire leurs devoirs pour améliorer le débit de la circulation.
Et que dire de la configuration des voies. C’est littéralement dangereux. Même les habitués du secteur peinent à s’y retrouver. Des devoirs également à refaire à ce chapitre.
Les usagers et les citoyens de la région devront s’y habituer puisque le MTQ a annoncé que les grues et les échafaudages ne disparaîtront pas avant la fin de l’année 2014. Encore là, il s’agit d’une date projetée !
Depuis quand les délais sont-ils respectés dans ce domaine ? Je parierai un vieux deux dollars que le ministère annoncera une fois de plus des retards. Et qui paiera encore la note ? Nous, bien sûr !
