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Pages Spotted : l’intimidation est sous surveillance

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15 novembre 2013
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Par Simon Servant

Depuis déjà quelques mois, le réseau social Facebook accueille un phénomène grandissant à la vitesse de l'éclair, celui des pages spotted. Là où des milliers d'utilisateurs y trouvent leur compte, l’intimidation y trouve aussi une place.

C'est au printemps dernier qu'est arrivé sur la toile le phénomène spotted.

Sur les dizaines de pages à cette effigie, le but était, à l'origine, de permettre aux plus timides de dévoiler leur béguin pour une personne inconnue qu'ils avaient aperçue. N'importe qui pouvait y décrire une situation sous le couvert de l'anonymat, ou presque.

Toutefois, comme c'est souvent le cas sur internet, le phénomène a évolué et a pris des proportions démesurées. Aujourd'hui, les limites du bon goût sont parfois franchies et la rigolade laisse quelques fois place aux insultes ainsi qu'à l'intimidation.

La commission scolaire à l’affût

Le problème est plus récurrent sur les pages des différentes secondaires de la région. Il y a quelques semaines, sur la page spotted de la Polyvalente Sainte-Thérèse, on pouvait y lire que des jeunes s’en étaient pris à un autre. Suscitant évidemment des commentaires peu reluisants. La Commission scolaire de la Seigneurie-des-Mille-Îles (CSSMI) est cependant à l’affût.

« Nous n’avons personne qui surveille ces pages à temps plein, mais nous faisons des vérifications très fréquentes, a expliqué Mélanie Poirier, conseillère en communication à la CSSMI. Nous faisons plusieurs suivis et nous sommes en mesure d’aller aux sources si intimidation il y a. »

Bien que plutôt impuissante face à ce phénomène en constante évolution, la commission scolaire travaille main dans la main avec les Services de police de la région afin de sensibiliser les jeunes à cet égard.

« Nous sommes munis d’un comité sur les réseaux sociaux à la commission scolaire et nous sommes chanceux d’avoir une excellente relation avec les Services de police. Nous nous assoyons avec eux pour faire de la prévention et avoir des stratégies d’approche », a laissé savoir Anik Gagnon, directrice adjointe, Service des affaires corporatives et des communications de la CSSMI.

Les policiers le sont tout autant

Malgré la popularité de ces pages et la pluie d'interactions qu'on peut y retrouver, hors des limites du monde virtuel, les policiers portent une attention particulière sur ce qui s’y écrit et des arrestations peuvent être faites.

« Nous sommes conscients des commentaires écrits sur ces pages. Ce qu’il est important de rappeler aux jeunes, c’est qu’ils ne peuvent pas dire sur internet ce qu’ils ne diraient pas en personne. Il peut y avoir des conséquences reliées à ces paroles », a spécifié Martin Charron, porte-parole de la Régie intermunicipale de police Thérèse-De Blainville.

La RIPTB compte justement sur le programme vous n’êtes pas seuls pour rappeler aux jeunes que les lois s’appliquent aussi sur la toile. Elle possède aussi une unité de police jeunesse pratiquement unique à la région.

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