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Son procès pour fraude est encore reporté

durée 13h17
16 janvier 2014
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Par Jean-Louis Fortin

Le procès de l’entrepreneur Lino Zambito et de son père Giuseppe vient à nouveau d’être reporté, et même le principal intéressé croit qu’il devra attendre cinq ans au total avant de savoir s’il est reconnu coupable ou non.

Au moment où plusieurs dénoncent la lenteur du système de justice québécois, on a annoncé hier aux accusés et aux témoins qu’ils n’auraient pas à se présenter lundi prochain au palais de justice de Saint-Jérôme.

Si bien que trois ans après des arrestations liées au favoritisme dans l’octroi de contrats publics à Boisbriand, personne n’a encore été entendu.

Au total, huit personnes ont été arrêtées au début 2011 dans le cadre du projet Fiche. L’ex-mairesse de Boisbriand, Sylvie St-Jean, l’ex-maire Robert Poirier ainsi qu’une vice-présidente de la firme de génie Roche, France Michaud, sont aussi du nombre des gens qui devront faire face à la justice.

Pour l’instant, seules les procédures qui touchent Lino Zambito et son père sont retardées, parce que les accusés seront jugés dans le cadre de trois procès distincts.

«Mon père a eu des problèmes de santé, alors son avocat a fait une demande de remise», explique Lino Zambito, joint au téléphone.

 

Pas optimiste

Ce n’est qu’en avril qu’on connaîtra la nouvelle date du procès, mais Zambito n’est pas optimiste.

«Ça va aller au début 2016, c’est sûr», estime-t-il, en se fiant aux dates qu’on lui a communiquées dans une autre cause criminelle qui le concerne, et qui ne sera pas entendue avant septembre 2015.

L’entrepreneur clame toujours son innocence dans le dossier de Boisbriand, et laisse entendre qu’il a hâte de passer à autre chose.

«Nous, on plaide non coupable. C’est pour ça que j’avais bon espoir que ça procède lundi», affirme-t-il, se disant convaincu que la «stratégie de la couronne», dès le début, était que les procédures traînent en longueur.

Déjà, les audiences avaient été reportées de quelques mois parce que Sylvie St-Jean s’était adressée aux tribunaux pour forcer les contribuables de Boisbriand à payer ses frais d’avocats. Elle n’a pas eu gain de cause, même après s’être adressée à la Cour d’appel.

Zambito, St-Jean et compagnie ont été arrêtés par l’escouade Marteau de la Sûreté du Québec, quelques jours avant que ce groupe de policiers ne soit intégré à la nouvelle Unité permanente anticorruption (UPAC).

 

« Délais importants »

En fait, pas une des 118 personnes arrêtées depuis la création de l’UPAC, en 2011, n’est encore passée devant un juge pour avoir un verdict.

«Ce sont des délais importants, mais il faut faire avec. Les enquêteurs le savent, il y a tout un processus. La divulgation de la preuve, les procédures préliminaires qui doivent avoir lieu avant le procès, etc.», avait remarqué le commissaire à la lutte contre la corruption, Robert Lafrenière, lorsque nous l’avons rencontré avant les Fêtes.

Un autre procès qui découle du projet Fiche, qui concerne notamment Sylvie St-Jean et France Michaud, doit commencer le 10 mars.

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