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Québec estime faire ses devoirs

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12 février 2014
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Par Simon Servant

Depuis plusieurs mois, l’échangeur 15/640 fait rager bon nombre d’automobilistes et les récents changements dans la configuration des voies n’aident pas la cause. Cependant, il semblerait que le ministère des Transports du Québec (MTQ) ne soit pas complètement en faute dans ce dossier.

 

Les conditions climatiques instables des dernières semaines ont amené beaucoup de travail chez le MTQ. Il y a deux semaines, la chute d’un bloc de béton sur l’autoroute 40 a créé une commotion dans la province, mais à l’échelle régionale, l’échangeur a également soulevé l’ire à quelques occasions.

Notamment pendant une période de presque deux mois, où les lignes délimitant les voies de l’échangeur, à la hauteur du boulevard Curé-Labelle, étaient complètement disparues. Faisant en sorte que les automobilistes circulaient sur des voies qu’on pourrait qualifier d’invisibles.

Une intervention de marquage avait été faite le 20 novembre 2013, mais le froid intense avait fait disparaître les lignes. Il a fallu attendre la nuit du 14 au 15 janvier avant de revoir des voies claires à cet endroit.

« Nous étions conscients que c’était plus difficile pour les automobilistes, mais nous ne pouvions pas faire d’intervention parce qu’il doit faire au moins 5 degrés Celsius et la chaussée doit être sèche », a expliqué Catherine Morin, du personnel de la Direction de Laval-Mille-îles au MTQ.

Sécurité avant tout

 

Le MTQ ne doit toutefois pas recevoir la pierre dans tous les dossiers se rattachant à l’échangeur 15/640. Les changements de configuration des voies sont passés au peigne fin par plusieurs experts avant d’être mis en place.

« Lorsque nous décidons de déplacer ou ajouter des voies, tous les aspects sont pris en considération, dont la sécurité de tous. Des chargés de projet et une firme spécialisée s’occupent de tout vérifier. Nous sommes conscients des problématiques, mais c’est la façon la plus adéquate de travailler selon nos études », a mentionné Mme Morin.

Outre ces ingénieurs spécialisés, plusieurs facteurs entrent en ligne de compte, comme l’emplacement, le débit de circulation, les accès aux résidences, commerces et hôpitaux ou encore les services publics.

Le professeur titulaire au département du génie civil de la Polytechnique, Raymond Desjardins, abonde dans le même sens et est convaincu que le MTQ a fait ses devoirs dans ce dossier.

« Si les voies ont été configurées de cette façon, c’est que le MTQ a bien fait son travail et qu’il a évalué toutes les options et tous les facteurs. Il n’y a pas de recette miracle lorsque l’on construit un échangeur ou lorsque l’on déplace des voies. Parfois, on va faire l’exercice cinq fois sans problème et à la sixième fois, il y en aura un. »

Depuis quelques semaines, l’échangeur est muni d’un radar photo qui est en position sporadiquement près des chantiers. Celui-ci devrait encore être présent pendant un bon bout de temps. En principe, le but souhaité est de diminuer les vitesses des automobilistes afin d’assurer la sécurité routière et éviter les collisions près des nombreuses sorties de l’échangeur.

Beaucoup d’interventions de remorquage

Bien que tout ait été pensé avant la configuration des voies de l’échangeur 15/640, l’endroit est une vraie mine d’or pour les remorqueurs, qui doivent régulièrement y cueillir un véhicule accidenté ou en panne.

Réal Grand-Maison est propriétaire d’une entreprise de remorquage à Blainville. Il n’est pas rare qu’il ait à dépêcher quelqu’un sur l’échangeur afin d’y remorquer une automobile.

« Nous recevons beaucoup d’appels à cet endroit. Nous intervenons souvent dans des cas d’accidents ou de pannes, mais sans avoir les chiffres exacts, c’est assez proportionné entre les deux », a fait savoir M. Grand-Maison.

Avec un flux de 240 000 conducteurs par jour, il va de soi que sur le territoire de l’entreprise de remorquage, c’est l’endroit où il y a le plus de véhicules en circulation.

« Des automobilistes de toutes les directions se rejoignent dans cet échangeur et ils sont amenés dans un entonnoir. Les gens mettent du temps à en sortir et c’est ce qui pose problème », a conclu le propriétaire.

Les travaux devraient se terminer à la fin de l’année 2014. Il sera donc intéressant de voir si à pareille date l’année prochaine la circulation pourra se faire plus paisiblement.

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