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Bravo Mariloup !

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20 mars 2014
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Par François-David Rouleau

Je suis bien heureux que la comédienne Mariloup Wolfe ait décidé de poursuivre « l’humoriste » Gab Roy à propos de la lettre dégradante qu’il lui a adressée en octobre dernier.

Celui qui est aussi blogueur s’est directement et ouvertement attaqué à la dignité d’une femme. Même s’il se cache derrière l’humour pour excuser sa missive, tu ne peux écrire des saloperies de la sorte à quelqu’un.

Je vais vous épargner les passages qui expliquent les raisons pour lesquelles Gab Roy a reçu cette poursuite de 300 000$. Il a porté atteinte à sa dignité, à sa vie privée et à son image en décrivant de façon sordide les sévisses sexuels à son endroit. C’est grave. Tu n’as pas le droit de faire ça, que ce soit de l’humour « trash » ou non.

Cette lettre titrée « Shotgun sur Mariloup Wolfe » n’est pas pardonnable. Bien que des excuses publiques aient été rendues,  la comédienne a bien fait de déposer une requête au tribunal dans cette affaire et de réclamer un tel montant. Il faut que ce genre d’intimidation cesse. Le message doit être clair.

Traces multiples

Ce n’est pas juste une blague de mauvais goût qu’on oublie rapidement. C’est carrément odieux et cruel. Les textes publiés en ligne sont indélébiles. Ils sont lus et copiés tellement souvent et rapidement que l’auteur en perd le contrôle.

Dans le cas des propos du blogueur, ils se sont répandus comme une traînée de poudre. Le mal est fait. Wolfe traînera ce fardeau durant toute sa vie. L’erreur est humaine mais dans le cas présent, il est plutôt question de morale et de civisme.

Je ne peux pas concevoir que Gab Roy, quand il a terminé son texte derrière son écran d’ordinateur, n’ait pas réfléchi en relisant ses lignes vulgaires. Une publication de la sorte doit évidemment sonner une grosse cloche d’alarme en plus de sirènes et de lumières rouges clignotantes. Il me semble que c’est évident, tu n’appuies surtout pas sur « Envoyer » si tu te poses la question. Ça l’air que non ! Selon lui, c’était drôle donc c’était correct. Ce qui est inexcusable.

De surcroît, il réplique sur les ondes radiophoniques que son texte a généré plus de 100 000 clics. Ce n’est pas un argument qui peut tenir la route pour expliquer la popularité de son « papier ». Bien des internautes ont dû consulter sa page pour constater ses propos haineux et humiliants envers une femme et une figure connue du Québec. Et ce ne serait pas plus acceptable s’il ne s’agissait pas d’une personnalité publique.

Les campagnes de sensibilisation contre la violence et l’intimidation sont nombreuses depuis quelques années. Les droits de la personne sont toujours défendus avec véhémence.

Les droits de la femme ont parcouru un long chemin pour en venir où ils sont aujourd’hui. On ne peut les bafouer sous prétexte qu’il s’agit d’un humour de mauvais goût.

Soit dit en passant, Marilou Wolfe a intenté cette poursuite par principe. Elle ne touchera pas un sous de cette somme puisque, si le tribunal lui donne raison, elle la remettra à des groupes qui œuvrent contre la violence faite aux femmes. Bravo !

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