Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Il se bat pour sauver l'environnement

durée 10h36
26 mars 2014
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
Par Simon Servant

Fervent militant en faveur de la protection des forêts du Québec, Nicolas Mainville, directeur de Greenpeace Québec et résidant de Rosemère, n’a pas fini son combat pour sauver les forêts vierges de la Vallée de Broadback, dans le Nord-du-Québec.

C’est lors de sa dernière visite, il y a deux semaines, que M. Mainville a pu constater l’ampleur des dégâts. Lui et la nation crie de Waswanipi, qui occupe l’endroit, se battent afin de protéger une aire de quelque 4000 kilomètres carrés de portions vierges.

« Ce territoire est ravagé par des coupes forestières depuis des dizaines d’années. Il a fallu parcourir 200 kilomètres en motoneige avant de finalement arriver aux forêts vierges. On peut y voir la rareté et c’est pour cette raison que nous militons », a mentionné le directeur de Greenpeace Québec.

32 000 kilomètres de chemins forestiers ont été répertoriés sur le territoire ancestral de Waswanipi et près de 90 % de celui-ci a été coupé ou fragmenté. Selon le chef de bande, Paul Gull, 1000 kilomètres s’ajoutent chaque année.

« Nous souhaitons que le gouvernement s’implique dans ce dossier et nous allons interpeller les partis politiques à ce sujet pendant la campagne », a ajouté le militant, qui souhaite notamment ralentir les activités de la papetière Produits forestiers Résolu.

Coup d’éclat

Le mardi 18 mars dernier, lui et un petit groupe de militants ont décidé de gravir le mont Royal, à Montréal, et de transformer la populaire croix qui s’y trouve en une balance.

C’est en guise de protestation contre le manque de protection des forêts publiques, dont celle de la Vallée de Broadback, et aussi pour exprimer leur désaccord envers les pratiques de Produits forestiers Résolu que l’organisme a réalisé ce coup d’éclat.

Depuis quelques semaines, Greenpeace fait circuler une pétition s’intitulant Défendons la forêt. Plus de 52 000 personnes l’ont signée.

Amoureux de l’environnement

Dès son jeune âge, Nicolas Mainville a été fasciné par l’environnement. Biologiste de formation, il a complété sa maîtrise et a décidé de s’impliquer avec Greenpeace.

« Dans ma jeunesse, je me souviens d’avoir été au cœur de la montée des grandes questions environnementales. Je souhaitais mettre mes connaissances à profit pour cette cause parce que c’est un organisme entièrement indépendant », a-t-il souligné.

Selon lui, les gens doivent se questionner sur les produits qu’ils achètent, leur provenance et l’incidence qu’ils ont sur l’environnement. C’est le geste le plus facile à faire.

« En ce qui concerne les forêts, la mission des citoyens est également d’interpeller les politiciens là-dessus. Les forêts nous appartiennent et si les gens ne s’en occupent pas, ce sont les multinationales qui le feront. »

Depuis plus de 40 ans, Greenpeace fait des actions contre les sables bitumineux, les coupes forestières et le forage pétrolier en Arctique, entre autres.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 16h00

Un manque de connaissances sur les jeux vidéo freinerait leur utilisation éducative

Un manque de connaissances et de renseignement vis-à-vis des jeux vidéo limiterait leur utilisation dans un contexte éducatif, semblent montrer les recherches d'Amélie Vallières, étudiante au doctorat en éducation à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Dans son étude, l'étudiante a cherché à mettre en avant la façon dont les jeux vidéo ...

Publié hier à 10h00

Le Québec est le cancre mondial pour mourir naturellement de vieillesse chez soi

L’augmentation constante des demandes d’aide médicale à mourir (AMM) a fait du Québec le champion mondial de cette pratique, qui représentait 7,9 % des décès en 2024-2025, mais le Québec fait figure de cancre international quant à la possibilité de mourir dignement de vieillesse à la maison. La proportion de décès naturels à domicile au Québec, ...

Publié le 29 juillet 2026

Des anticorps pourraient inhiber la lutte contre le cancer

Certains anticorps pourraient empêcher le système immunitaire de combattre efficacement le cancer, tandis que d'autres pourraient freiner la progression de la maladie, croient des chercheurs internationaux qui s'intéressent au phénomène dans le cadre d'un projet de 25 millions $ US baptisé ATLAS. Cela pourrait expliquer, par exemple, pourquoi ...