Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Ils sont maîtres de la télé au primaire

durée 11h13
9 avril 2014
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par Simon Servant

Nul besoin d’un diplôme universitaire pour faire de la télévision. C’est ce que les élèves de l’école Le Tournesol, à Lorraine, ont appris grâce au projet de Catherine Gagnon, leur enseignante de musique.

En effet, pour la deuxième année, Mme Gagnon agit à l’instar d’une productrice et dirige ses élèves dans la conception de leurs émissions télévisées.

Grande passionnée d’informatique et de multimédia, l’idée lui est venue après qu’elle ait assisté à un colloque où elle a suivi un atelier concernant un projet de radio et de télé-étudiante.

« Étant professeure de musique, j’avais l’habitude d’organiser des spectacles pour l’école. Je me suis donc inspiré de mon atelier et de ces spectacles pour introduire la télé dans l’école », a-t-elle expliqué.

À la manière d’une émission culturelle, les 51 élèves qui participent à ce projet essaient de montrer, sous forme d’épisode d’une trentaine de minutes, leur environnement scolaire en plus de faire la lumière sur l’opinion et les talents de leurs collègues.

« Notre mandat est de bâtir des épisodes qui tournent sur l’école et la vie étudiante. J’insiste énormément sur ce point parce que je considère que les vedettes se trouvent ici et je suis ouverte à tous les sujets », a mentionné l’enseignante, en ajoutant qu’ils réalisent même les publicités.

Responsabilités

Même si le produit final passe sous sa loupe avant d’être présenté dans toutes les classes, ce sont les élèves qui font presque la totalité du travail. Des équipes de journalistes, d’animateurs, de monteurs, de réalisateurs sont entre autres mises en place et elles vivent pratiquement la même expérience que dans les grandes chaînes télévisées.

« Mon objectif est de les responsabiliser et de les rendre autonomes. Je ne ferai pas le travail pour eux. Au début de l’année, je propose des postes et les élèves doivent postuler comme pour un emploi. Ensuite, ils doivent passer une formation pour répondre aux exigences du poste. Tout est comme dans la réalité », a spécifié l’instigatrice du projet.

Il y a également plusieurs responsabilités pour la professeure, qui doit tout coordonner en plus de trouver du temps pour donner ses cours de musique. Cependant, ce travail de moine n’est pas vain.

« J’aime voir la fierté des élèves quand l’émission est terminée. C’est mon cadeau, a lancé Mme Gagnon. Il ne faut pas compter les minutes quand on s’affaire à un projet de la sorte. C’est intégrateur pour l’école et les gens en parlent dans les corridors. C’est là que nous retirons une certaine satisfaction. »

On peut voir le résultat final sur le site Internet de la CSSMI et le troisième épisode de la saison devrait être prêt avant la fin des classes. Même si c’est le dernier de l’année scolaire, il y a fort à parier que lors de la prochaine rentrée, la relève télévisuelle sera assurée pour une troisième année.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié à 10h00

Des fermetures au pont Charles-De Gaulle, du 16 au 19 janvier

Durant la fin de semaine du 16 au 19 janvier, des fermetures de l'autoroute 40, à la hauteur du pont Charles-De Gaulle reliant Montréal et Terrebonne sont prévues pouvant perturber la circulation. Ces entraves sont nécessaires dans le cadre des travaux de réparation qui sont en cours. Gestion de la circulation Du vendredi 16 janvier, à ...

Publié à 9h00

Les hypertrucages sur X montrent le besoin de réglementation, selon des groupes

Des groupes de défense des femmes et des enfants soutiennent que la récente vague d'hypertrucages sexuels sur le réseau social X montre que le gouvernement doit créer un organisme de réglementation numérique. Le Centre canadien de protection de l'enfance et le Fonds d'action et d'éducation juridique pour les femmes réclament tous deux la mise en ...

Publié le 9 janvier 2026

Les Canadiens vivent en bonne santé moins longtemps

Les Canadiens vivent en bonne santé moins longtemps, montrent les données de Statistique Canada sur l'espérance de vie ajustée sur la santé (EVAS), dévoilées vendredi. En 2023, l'EVAS à la naissance était de 66,9 ans, soit deux ans de moins qu'en 2019 et 2020. Comparativement à l'espérance de vie, l'EVAS tient compte à la fois de la morbidité et ...