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Le maire Jean Bouchard reste confiant de renverser la vapeur

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1 mai 2014
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Par Henri Prévost

Coup de théâtre jeudi matin : Aéroports de Montréal (ADM) a confirmé son intention de démolir l’ancienne aérogare de Mirabel, alléguant que le bâtiment érigé au début des années 70, et vacant depuis 10 ans, est désuet et ne peut absolument pas être réutilisé.

Pour bien des observateurs, dont le maire de Mirabel, il ne s’agit pourtant pas d’une grande surprise puisqu’ADM avait déjà évoqué cette hypothèse en début d’année.

C’est à l’occasion de son assemblée annuelle que la société aéroportuaire a annoncé qu’elle lancera un appel d’offres pour le démantèlement de l’aérogare, qui occupe 15 des 6000 acres de la zone opérationnelle de l’aéroport mirabellois, ainsi que la mise en valeur des terrains qui subsisteront.

Depuis sa fermeture en 2004, à la suite du transfert des vols de passagers à l’aéroport Trudeau, ADM y a investi 30 M$ pour assurer son entretien minimal et un autre 15 M$ aurait dû y être injecté à court terme. « C’est assez! », affirme le président James Cherry, pour qui « il est temps de tourner la page et de penser à l’avenir ».

Deux rapports d’experts

Pour motiver sa décision, ADM s’appuie sur les rapports de deux firmes d’experts. Le Groupe Altus constate que la localisation même de l’aérogare, loin des grands bassins de population, en limite grandement le potentiel de récupération.

Les nécessaires travaux de mises aux normes du bâtiment sont par ailleurs évalués à 27 M$ (36 M$ pour l’ensemble de site, incluant les stationnements), montant auquel il faudrait ajouter les investissements requis pour adapter le complexe à une nouvelle vocation. Et encore là, le bâtiment « présenterait des désuétudes fonctionnelles incurables », affirme le rapport du Groupe Altus.

Quant au rapport d’Arup, portant sur la vocation aéroportuaire, il conclut que l’ancienne aérogare n’a ni la capacité ni l’aménagement approprié pour accueillir éventuellement le trafic de passagers d’une ville comme Montréal.

De son côté, le maire de Mirabel, qui avait déjà pris connaissance de ces rapports, estime qu’ils ne condamnent pas irrémédiablement l’aérogare. « Rien ne dit qu’il y a des problèmes structurels ou une dégradation nécessitant la démolition », affirme Jean Bouchard.

Décision finale en septembre

Soulignons que ce dernier venait justement de rendre public un projet de la Société de gestion Montréal-Mirabel, visant à convertir le complexe en un centre de foires international, qui pourrait notamment accueillir un Salon international de l’aéronautique biennal.

Dans ce contexte, le maire Bouchard ne baisse pas les bras, d’autant plus que la démolition ne commencera pas à court terme. C’est en septembre que le conseil d’administration d’ADM devra donner l’approbation finale au démantèlement.

« À nous d’utiliser ce délai pour présenter un projet rentable », dit le maire, qui compte solliciter l’appui du gouvernement québécois pour faire avancer le dossier. Une rencontre serait prévue avec le nouveau ministre des Transports et responsable de la région de Montréal, Robert Poeti.

 

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