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Pas de scandale dans les Basses-Laurentides

durée 10h05
15 juillet 2014
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Par Simon Servant

L’allaitement en public est une pratique de plus en plus courante au Québec et il semble que dans les Basses-Laurentides, un incident comme celui qui s’est produit dans une pataugeoire de Montréal n’aurait pas raison d’être.

C’est du moins ce qu’ont laissé sous-entendre les municipalités de la MRC Thérèse-De Blainville.

Il y a à peine une quinzaine de jours, une jeune femme allaitant son enfant aux abords d’une piscine publique de l’arrondissement Rosemont, à Montréal, a été interpellée par un sauveteur qui lui a demandé de ne plus le faire pour des raisons sanitaires. L’événement a fait boule de neige, mais pas dans les Basses-Laurentides.

« Il n’y a pas de règlements ou de restrictions concernant l’allaitement public à Blainville. Je ne pense pas qu’on aurait pu voir un cas semblable à celui de Montréal parce que c’est accepté et la Ville a une belle renommée familiale. J’imagine que c’est du cas par cas, mais je ne crois pas que quelqu’un aurait à intervenir si ça arrivait ici », a expliqué Marie-Ève Boyer, responsable des communications à Blainville.

Les autres municipalités adoptent également cette école de pensée, mais certains croient que c’est un phénomène légèrement plus exclusif à la métropole, en raison de son bassin multiethnique et la panoplie de valeurs qui y sont véhiculées.

« C’est un contexte qui peut être différent à Montréal à cause de la multiethnicité. Nous n’avons pas de règlements contre ça et c’est même accepté. Par contre, nous ne pourrions pas avoir une femme qui allaite dans la piscine directement parce que c’est une réglementation provinciale d’hygiène », a soutenu Jean Goulet, des communications de la Ville de Bois-des-Filion.

Mesures sanitaires

La raison évoquée par M. Goulet est la même qui a forcé le sauveteur de la pataugeoire de Montréal à demander à la jeune femme de ne pas allaiter près de l’eau. Or, dans les Basses-Laurentides comme partout ailleurs au Québec, il n’y a aucun règlement qui soutien leur thèse.

« Il n’y a aucun règlement qui touche l’allaitement, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur de la piscine. Dans un cas où un bébé régurgiterait, le responsable n’est également pas tenu de fermer la piscine et de la désinfecter immédiatement », a indiqué Audree Lamothe-Cloutier, porte-parole du ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.

Bref, ce qui a presque mené à un scandale partout dans la province, n’est peut-être qu’un simple événement isolé.

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