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Un ex-membre de la communauté hassidique de Boisbriand poursuit la commission scolaire

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18 novembre 2014
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Eric Mondou
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Par Eric Mondou, Journaliste

Un ancien membre de la communaute juive hassidique de Boisbriand, Yonanan Lowen, poursuit la Commission scolaire de la Seigneurie-des-Mille-Îles (CSSMI) à qui il reproche de ne pas lui avoir fourni l’éducation obligatoire prescrite par la loi du Québec, a appris Radio-Canada.

La poursuite de 1.25 M$ en dommages et intérêts vise également la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) et les deux écoles de la communauté Tosh de Boisbriand fréquentées par l’homme au cours de sa jeunesse.

Yonanan Lowen, qui a aujourd’hui 37 ans, a quitté la communauté hassidique en 2010. Il estime que les difficultés qu’il a à se trouver un emploi bien rémunéré sont dues au manque d’éducation reçu dans le passé.

Se disant incapable d'évoluer normalement dans la société, il blâme les instances publiques de tolérer la situation qui prévaut dans les communautés hassidiques. 

La commission scolaire n’a rien à se reprocher 

Toujours selon Radio-Canada, M. Lowen reproche plus précisément à la CSSMI de ne pas avoir assuré sa scolarisation. Selon la Loi sur l’instruction publique, les enfants de 6 à 16 ans doivent légalement être scolarisés.

Or, selon le secrétaire général et directeur des affaires corporatives et des communications à la CSSMI, Me Jonathan Desjardins Mallette, la commission scolaire n’a aucune responsabilité vis-à-vis la situation de M. Lowen.

« Il convient de rappeler que la responsabilité de scolarisation d'un enfant appartient à ses parents. Il leur revient de procéder à l'inscription de leur enfant dans une école d'une commission scolaire ou dans une école privée. Une commission scolaire fournit des services éducatifs aux élèves dûment inscrits par leurs parents », a-t-il indiqué via courriel à L’Écho de la Rive-Nord.

Écoles et DPJ visées

Les écoles visées par la mise en demeure sont Yeshiva Beth Yuheda et le Collège Rabbinique Oir Hachaim D'Tash, dont l’enseignement n’est pas reconnu par le ministère de l’Éducation. L’homme estime que l’instruction qu’il a reçu des ces institutions lui porte aujourd’hui préjudice.

Selon la mise en demeure, la DPJ, qui connaissait la situation dans les écoles hassidiques, aurait dû intervenir. C’est pourquoi il la tient aussi responsable.

 

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