Réseau de la santé des Laurentides: les plaintes ne cessent d'augmenter
Les plaintes formulées par les usagers des établissements du réseau de la santé des Laurentides ont bondi de 33 % au cours des 6 dernières années.
C’est ce que révèlent les données compilées par l’Écho de la Rive-Nord.
Dans son dernier régime annuel des plaintes rendu public la semaine dernière, l’Agence de santé et des services sociaux des Laurentides note que 1182 plaintes ont été enregistrées au cours de la dernière année.
Cela constitue une hausse de 8,4 % par rapport à l’an passé. Depuis 2008/2009, première année dont le rapport est disponible sur le site internet de l’agence, les plaintes n’ont jamais cessé d’augmenter.
Selon la Commissaire régionale aux plaintes et à la qualité des services, Marie-Josée Bouliane, cette statistique pourrait être bien plus élevée.
«Je reçois beaucoup de plaintes provenant par exemple des résidences pour aînés. Mais je peux vous dire que ce n’est que la pointe de l’iceberg. Les gens ont peur des représailles. Cela prend beaucoup de courage pour nous signaler les situations vécues», mentionne-t-elle..
Promotion et connaissance des droits
Pour la commissaire, cette constance vers la hausse des plaintes reçues ne signifie pas pour autant une détérioration des services.
Cette tendance est principalement causée par la promotion du régime des plaintes auprès des usagers et par le fait que ceux-ci connaissent davantage leurs droits.
«Le régime est beaucoup plus connu et accessible qu’auparavant. Et aujourd’hui, le système facilite beaucoup plus les usagers à formuler des plaintes», indique-t-elle.
Problématiques récurrentes
Il n’en demeure pas moins que la conclusion du rapport fait état de problématiques récurrentes qui sont année après années sujet à des plaintes.
Les délais importants d’attente dans les salles d’urgence, la qualité des soins et des services en santé mentale, le manque de personnel qualifié dans les résidences privées pour personnes aînées et la méconnaissance de certaines problématiques telles que les déficits cognitifs chez les aînés sont soulignés à titre d’exemple.
L’accès difficile à un médecin de famille et une offre de service qui ne correspond pas toujours aux besoins de la clientèle sont aussi soulevés en guise de conclusion.
Reste que la commissaire régionale encourage les usagers à s’exprimer via une plainte lorsqu’une situation ne leur plait pas. Cette démarche contribue selon elle à l’amélioration des services et favorise la mise en place de mesure.
Pour consulter le rapport, visitez le site www.santelaurentides.qc.ca
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Année |
Nombre de plaintes |
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2008/2009 |
788 |
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2009/2010 |
852 |
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2010/2011 |
994 |
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2011/2012 |
1064 |
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2012/2013 |
1082 |
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2013/2014 |
1182 |
Source: Agence de santé et de services sociaux des Laurentides

