Blainville s'oppose à l'abolition des CRÉ
L’abolition des conférences régionales des élus (CRÉ) n’est pas une option viable à long terme pour le développement des communautés, soutiennent les élus de Blainville.
Dans une résolution votée le 9 décembre, le conseil municipal rejette la mesure annoncée dans le dernier pacte fiscal transitoire. Déposé le mois dernier, le projet de loi 28 du gouvernement libéral propose la suppression des CRÉ partout à travers le Québec.
«C’est une décision qu’on a beaucoup de difficulté à comprendre», a indiqué le maire de Blainville, Richard Perreault.
Selon la résolution adoptée par les élus, « l’effet levier d’un fonds de développement administré régionalement est réel puisque chaque dollar versé en rapporte plus que cinq dans la région des Laurentides [...] La CRÉ des Laurentides a versé plus de 13 M$ en région, rapportant des retombées de plus de 53 M$».
Par ailleurs, on estime que la décentralisation des fonds publics vers les régions permet leur optimisation. On croit également que le fonds régional est nécessaire afin de soutenir les initiatives supra-régionales rayonnant sur plus d’un territoire de MRC.
«La concertation régionale a permis aux Laurentides d’élaborer une vision commune et d’établir des priorités de développement et d’investissements».
Créée en 2004, la CRÉ Laurentides regroupe les leaders politiques et socioéconomiques de la région et est l’interlocuteur privilégié du gouvernement du Québec en matière de développement régional.
L’adoption du projet de loi 28 devrait se faire cet hiver.

