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Il chasse les fantômes

durée 12h30
19 janvier 2015
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Eric Mondou
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Par Eric Mondou, Journaliste
Des planchers qui craquent, des armoires qui ferment seules, des fantômes qui apparaissent au beau milieu de la nuit. Voilà ce qui passionne depuis toujours Dominique Désormeaux, fondateur et directeur d’une équipe d’enquêteurs en phénomène paranormal qui a pignon sur rue à Blainville.  
 
Armés de connaissances et munis de matériels visant à déterminer la présence d’esprit, les sept enquêteurs de 13 Spirits Paranormal fouillent les lieux hantés de la province en quête d’explications aux phénomènes.   
 
Questionnaire sur les activités paranormales qui se produisent, historique de la maison, bilan de la santé psychologique de l’intervenant, détection des champs magnétiques, l’enquête menée passe par un processus rigoureux.  
 
«Les gens font appel à nos services lorsqu’ils sentent qu’ils ont des activités chez soi. Ce qu’on essaie de faire, c’est d’apporter des preuves. De rassurer les gens. De leur dire, voici ce qui se passe», explique M. Désormeaux précisant que le service offert était gratuit.
 
Incursion dans le milieu dès son jeune âge
 
Ce citoyen de Blainville trempe dans le milieu des phénomènes paranormaux depuis son très jeune âge. Un accident dans lequel il a été impliqué à 11 ans a toutefois bousculé sa vie à tout jamais. 
 
Fauché par un véhicule alors qu’il se baladait seul dans la rue, il a senti un «ange», son arrière-grand-père décédé, venir à sa rescousse. L’homme estime que cet incident a déclenché chez lui cette véritable passion.  
 
«À partir de cet événement, c’est devenu une obsession pour moi». 
 
Bien qu’il ait plus de 15 ans d’expérience dans le domaine, Dominique Désormeaux ne se targue pas pour autant d’être un professionnel en la matière. Il déplore d’ailleurs que beaucoup trop de gens s’intéressent à ce milieu pour le «vedettariat» et l’aspect pécuniaire de la chose. 
 
«Je ne suis pas un professionnel. Le paranormal est une science inexacte. On est toujours en train d’innover et d’apprendre de nouvelles choses», mentionne-t-il.
 
Victime de moqueries 
 
Avec les préjugés et les moqueries dont sont souvent victimes ceux qui croient aux fantômes, comment faire pour vivre avec une telle passion? 
 
«Je fais très attention lorsque j’en parle. Dans ma propre famille, des gens m’ont dit que je devais être interné. Souvent, les gens sont fermés car ils ont peur. Les stéréotypes n’aident pas non plus. Plusieurs pensent que chasser des fantômes, ce sont des têtes qui tournent ou des scènes d’horreur comme dans Freddy. Mais ce n’est pas ça du tout», confie-t-il. 
 
Le plus grand souhait de Dominique Désormeaux, c’est qu’il y ait plus d’ouverture au milieu du paranormal, notamment dans les Basses-Laurentides, où son équipe s’est fait refuser l’accès à certains sites. 
 
Vivre avec les fantômes 
 
Citoyen de Blainville depuis 11 ans, l’homme se dit bien servi en matière de fantômes. Le domicile de sa famille est situé dans l’épicentre de l’écrasement d’avion survenu en 1963 à Blainville au cours duquel les 118 occupants de l’appareil de Trans-Canada ont péri. 
 
Son équipe a d’ailleurs mené plus de deux ans de tournage dans les environs pour expliquer et comprendre l’événement. 

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