Projet de loi 28
Un projet de loi qui inquiète la FADOQ
Le Réseau de la Fédération de l'Âge d'Or du Québec (FADOQ) a soulevé quelques questionnements, vendredi, à l'égard de certaines dispositions contenues dans le projet de loi 28.
Ce projet de loi, dont la commission parlementaire se déroulait aujourd'hui, imposerait une réduction de 177 millions de dollars dans les honoraires pour les services aux personnes couvertes par l'assurance médicaments publiques. Touchant par le fait même la rémunération des pharmaciens.
Le Réseau FADOQ s'inquiète notamment que ce projet de loi ait un sérieux impact sur le service de préparation des piluliers offert aux aînés. Ce dernier tient à rappeler le caractère essentiel de ce service dans le maintien d'une bonne gestion de la santé des aînés.
Comme le groupe des 65 ans et plus est le plus grand consommateur de médicaments, la gestion des ordonnances d'un bon nombre de personnes âgées devient alors primordial. Pour le président du réseau, Maurice Dupont, c'est la goutte qui fait déborder le vase.
"Les aînés ont besoin de ce service sans augmentation de coûts, point à la ligne. L’accès aux piluliers ne doit pas être compromis. Une gestion inadéquate des médicaments fait courir de grands risques aux aînés, c’est connu. Pour certains d’entre eux, il en va de leur autonomie", a-t-il exprimé.
La FADOQ profite également de ce moment pour rappeler que les aînés actuels font face à un appauvrissement généralisé, eux qui composent avec un revenu annuel moyen de près de 25 000 $.
En ces périodes austères, le réseau s'interroge sur le maintien de l'autonomie à domicile des personnes qui, à l'aide d'un panier de services convenable, réussissaient malgré tout à avoir une relative qualité de vie.

