EXCLUSIF: Après avoir occupé le poste de directeur général à la Ville de Blainville durant un an, Éric Lachapelle a quitté ses fonctions en décembre dernier avec des versements de départ totalisant 321 970$.
Dans l’entente officialisant la fin du contrat de l’ex-directeur général, dont l’Écho de la Rive-Nord a obtenu copie grâce à la Loi d’accès à l’information, Blainville s’engage à verser à M. Lachapelle une prime de séparation équivalant à 15 mois et demi de salaire de base, ce qui représente une somme de 194 773,21$.
À cela s’ajoutent le «solde dû à la prime de séparation», d’une valeur de 74 723,15$, et d’autres «considérations», qui s’élèvent quant à elles à 52 473,84$.
Ces «considérations» comprennent notamment un boni de performance pour l’année 2014, de 10 907$, ainsi qu’un montant de 20 000$ destiné à la recherche d’emploi et à la réorientation professionnelle.
L’Écho de la Rive-Nord a tenté, mais sans succès, de connaître la nature exacte du «solde dû à la prime de séparation».
Il a été entendu entre les deux parties que, dans l’éventualité où M. Lachapelle acceptait un nouvel emploi dans les six mois suivant la date de départ, la prime de séparation diminuerait.
Le contrat de travail, qui devait unir jusqu’en décembre 2018 la Ville de Blainville à Éric Lachapelle, a pris fin le 17 décembre dernier.
«Bonne entente» pour la Ville
L’Écho de la Rive-Nord a tenté d’avoir les commentaires du maire Richard Perreault sur les sommes versées à M. Lachapelle. Au moment d’écrire ces lignes, ce dernier n’avait pas retourné notre appel.
Au cours des dernières semaines, le premier magistrat a évoqué sur plusieurs tribunes qu’une «différence de philosophie» avait expliqué le départ précipité du fonctionnaire.
Dans un courriel envoyé à la rédaction le 14 janvier dernier, la conseillère principale à la direction générale et à la mairie, Mireille Simard, indiquait que l’impact financier créé par le départ de M. Lachapelle serait réduit par l’absence de directeur général adjoint.
« Au cours de la dernière année, pour environ 10 mois, nous n’avons pas remplacé le poste de directeur général adjoint (DGA). Nous avions donc fait une économie importante. Aussi, nous avons demandé au directeur général par intérim de ne pas remplacer ce poste (DGA) pour une période de six mois».
Mme Simard a conclu en mentionnant qu’il s’agissait d’une bonne entente pour les deux parties.
Au coeur de quelques controverses
Éric Lachapelle a été mêlé à quelques controverses au cours de sa carrière dans le domaine municipal, notamment en raison d’une indemnité de départ qui lui a été consentie.
La prime de 125 000$ qu’il a empochée en quittant son poste de directeur général de l'arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville, en 2007, avait suscité quelques tensions entre les élus alors en poste.
La controverse l’a suivi lors de son passage à Saint-Jérôme. En 2011, le conseil municipal avait été divisé lors du renouvellement de son contrat. En congé de maladie, le maire de l’époque, Marc Gascon, avait dû revenir en séance spéciale afin de trancher en sa faveur.
Le nom de M. Lachapelle est également sorti de la bouche d’un témoin de la Commission Charbonneau. Martin Dumont avait alors allégué avoir reçu des mains de Bernard Trépanier une enveloppe de 5000 $ destinée à M. Lachapelle. Cet évènement serait survenu lors d’une élection partielle montréalaise en 2004.