Le maire de Blainville, Richard Perreault, estime que l’attention portée à indemnité de départ de 321 970 $ versée à l’ancien directeur général, Éric Lachapelle, n’est pas matière à scandale.
Par voie de communiqué de presse, M. Perreault a confirmé que les sommes consenties à M. Lachapelle s’élevaient à plus de 321 000$. En poste durant à peine 12 mois, ce dernier a quitté le 17 décembre dernier quatre ans avant que prenne fin son contrat.
Le maire de Blainville s’est dit «nullement inquiet à l’idée d’être enquêté». « Nous n’avons rien à nous reprocher», a-t-il spécifié.
«En conformité avec l’esprit du contrat»
Il déplore d’ailleurs le geste posé par son opposant politique, «en mal de publicité et avide d’ambitions politiques».
«L’opposition et les candidats déchus nous ont habitués par le passé à des demandes saugrenues qui ont fait perdre un temps fou à nos fonctionnaires et de l’argent aux contribuables, et ce, pour des motifs bassement politiques».
Dans sa requête à la Commission municipale, Alain Legros estime que les termes de l’entente n’ont pas été respectés.
Il ne comprend pas pourquoi la Ville octroie 12 mois de salaire (auxquels ont été ajoutés 3 mois et demi) alors que le contrat original stipule clairement que cette clause peut être applicable seulement si le contrat est résilié après le 8 décembre 2016. Selon lui, c’est une indemnité de six mois de salaire qui aurait dû être versée à M. Lachapelle.
Dans le communiqué de presse, M. Perreault répond à cela en indiquant que son administration a «agi en conformité avec l’esprit du contrat et dans l’intérêt des contribuables blainvillois».
Par ailleurs, afin d’atténuer l’impact du départ de l’ancien directeur général, M. Perreault a répété que l’absence de directeur général adjoint, pendant 10 mois en 2014 et durant toute l’année en 2015, permettrait des économies de l’ordre de 265 000 $, ce qui compenserait une partie de l’indemnité versée à M. Lachapelle.
Le directeur général par intérim, Michel Lacasse, cumulerait présentement les deux responsabilités. «Ça lui demande certainement plus d’efforts, mais il était d’accord au départ et nous le remercions de prendre les bouchées doubles».
«On tente de justifier l’injustifiable»
Réagissant à chaud au communiqué de presse émis par la Ville, Alain Legros a rétorqué au maire, pas du tout convaincu par ses propos.
«Il ne justifie en rien la prime de départ astronomique qu’il a accordée. On ne justifie pas les trois mois et demi de salaire additionnels, les 20 000 $ destinés à la recherche d’emploi et à la réorientation professionnelle. Il n’y aucune explication. C’est très maigre comme explication pour quelqu’un qui s’exprime via un communiqué de presse une semaine plus tard. Selon moi, on tente de justifier l’injustifiable», a-t-il déclaré.