Fermeture des bureaux régionaux
Le Conseil du statut de la femme se sera plus représenté dans les Laurentides
Le Conseil du statut de la femme (CSF) a annoncé mercredi dernier la fermeture de ses bureaux régionaux, faute de budget.
En plus du bureau de Montréal qui gérait notamment les Laurentides, ce sont les bureaux de Saguenay, Rouyn-Noranda et Québec qui vont fermer leurs portes.
La responsable des régions de Laval, Laurentides et Lanaudière, Josée Camarra, quittera son emploi le 31 mars prochain.
Expertise
Vicky Langlais, coordonatrice du Réseau des femmes des Laurentides, se dit très attristée par le départ de Mme Camarra.
"Sa présence était importante, elle nous apportait des informations qu'on n'a pas les moyens d'aller chercher", dit-elle.
Elle explique que Mme Camarra a préparé un portrait à jour des femmes des Laurentides qui sera présenté lors du premier congrès régional sur la condition des femmes des Laurentides en avril prochain.
"Les responsables régionales sont capables de rédiger un avis qui prend en compte la réalité sur le terrain, c'est vraiment triste de perdre cette expertise", dit Mme Langlais.
Le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) a également fait savoir son mécontentement.
"Les mesures d'austérité entraînent ainsi un système à deux vitesses entre les grands centres et le reste de la province", a fait savoir la vice-présidente du SFPQ, Denise Boileau.
Québécoises
Le CSF est un organisme gouvernemental qui veille à promouvoir et à défendre les droits et les intérêts des Québécoises.
La représentation régionale permet la mise en oeuvre des politiques gouvernementales en région mais aussi le recueil des besoins du milieu.
"Le personnel dans ces bureaux régionaux sont les yeux et les oreilles du CSF pour s'assurer que ses avis, ses recherches et ses mémoires reflètent la réalité des femmes partout sur le territoire québécois", a dit Mme Boileau.
Austérité
Dans un communiqué de presse diffusé aujourd'hui, le Réseau des femmes des Laurentides a fait savoir qu'il dénonçait les restrictions budgétaires du gouvernement Couillard.
"Il semble que l'obsession de ce gouvernement pour imposer à tout prix son programme d'austérité ne connaît aucune limite, particulièrement dans son acharnement à s'attaquer aux droits des femmes", peut-on y lire.

