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Prime de départ de 321 970$ à l'ex-directeur général

«C'était nécessaire», selon le maire Richard Perreault

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18 février 2015
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Eric Mondou
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Par Eric Mondou, Journaliste

Revenant sur la prime de départ de 321 970 $ consentie à l’ex-directeur général, Éric Lachapelle, le maire de Blainville, Richard Perreault, a mentionné, mardi soir, qu’il y avait un prix à payer pour garder une gestion de proximité. 

«C’est un montant important, effectivement. Nous ne sommes pas contents, mais c’était nécessaire [...] Nous voulions garder une gestion de proximité avec nos citoyens, nos employés et nos directeurs. Nous avons négocié une entente pour garder cette gestion de proximité», a-t-il mentionné lors d’un court point de presse qui a suivi la séance du conseil d’hier soir.

M. Perreault a affirmé qu’il ne connaissait pas le passé controversé de l’ex-directeur général lors de son embauche en novembre 2013. Son administration avait à ce moment jeté son dévolu sur le «meilleur candidat possible». 

«On ne regrette pas. À l’époque, c’était la meilleure personne. L’année 2014 n’a pas été catastrophique avec M. Lachapelle, loin de là», a-t-il soutenu. 

Selon lui, la municipalité est maintenant entre bonnes mains. Le directeur général par intérim, Michel Lacasse, est «un homme d’expérience, organisé et capable de déléguer». 

Fronde contre Alain Legros 

Lors de son discours en début de séance, le maire de Blainville a vilipendé son adversaire, le citoyen Alain Legros. Ce dernier a demandé la semaine dernière à la Commission municipale de se pencher sur l’entente de départ signée entre la Ville et M. Lachapelle. 

M. Perreault a accusé l’ex-candidat à l’élection de 2013 de faire perdre du temps à son administration avec ses «nombreuses demandes saugrenues». 

«Si vous cherchez un scandale ou une histoire d’horreur pour nourrir l’actualité, vous n’en trouverez pas ici [..] Arrêtez de perdre votre temps et le nôtre», a mentionné le maire à M. Legros. 

Le maire s’est également chargé de répondre à ce même citoyen, qui estime que les modalités de l’entente de départ ne correspondent pas à celles inscrites dans le contrat original. 

Richard Perreault considère que la municipalité ne pouvait pas offrir à M. Lachapelle six mois de salaire en compensation au lieu de 15 mois et demi, comme le prétend Alain Legros. 

Cette clause de six mois aurait pu s’appliquer si M. Lachapelle avait commis une «faute grave», ce qui n’est pas le cas, a soutenu le maire.

Cela ne convainc toutefois pas l’ex-greffier à la Ville de Saint-Jérôme, Marcel Bélanger, présent lors de la séance hier soir. Selon lui, le contrat initial a été bafoué par l’entente de départ signée un an plus tard, ce qui demeure à ses yeux inacceptable.  

Rappelons que l’union entre M. Lachapelle et la Ville de Blainville a pris fin en décembre dernier après seulement une année de contrat. Celui-ci devait s’échelonner jusqu’en 2018. 

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