Interdiction de filmer durant les séances à Blainville: une atteinte directe au droit du public à l'information, soutient la FPJQ
La Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) dénonce que la Ville de Blainville ait refusé l’accès à la salle du conseil aux caméras de TVA et Radio-Canada, mardi soir.
Sur place pour recueillir les commentaires du maire Richard Perreault sur l’indemnité de départ allouée à l’ex-directeur général, les deux médias n’ont pu filmer à l’intérieur de la salle du conseil municipal.
Adopté en 2010, le règlement 1441 de la Ville de Blainville stipule qu’un représentant des médias est autorisé à utiliser tout appareil photographique, caméra vidéo ou caméra de télévision seulement s’il s’est enregistré auprès du Service des communications. Cela peut être fait au plus tard 48 heures avant la tenue de la séance.
«Ce règlement semble une tactique de contrôler le message et représente une entrave au travail des journalistes. Il s’agit d’une atteinte directe au droit du public à l’information», indique le communiqué émis mercredi par la FPJQ.
Toujours selon le communiqué, un cadre de Blainville a tenté d’intimider le journaliste de TVA en le menaçant de le faire expulser par un policier s’il osait déroger au règlement. Selon la FPJQ, l’intimidation d’un journaliste est inacceptable: «Il s’agit d’une menace directe à la liberté de presse».
Le caméraman a tenté tant bien que mal d’obtenir des images à travers une vitre de l’extérieur de la salle. Le policier sur place l’a aussitôt intimé de cesser de tourner.
«Pour le bien du public, qui est en droit de savoir ce qui se déroule dans un conseil municipal qu’il finance par ses impôts», la FPJQ implore la municipalité de revoir son règlement en permettant notamment l'enregistrement de ces séances mensuelles.
La municipalité assure elle-même l’enregistrement des séances du conseil, qui sont transmises sur son site Internet le lendemain matin.
Parmi les municipalités des MRC Thérèse-De Blainville et Mirabel, seule Blainville dispose d’un règlement sur l’enregistrement des séances.
L’Écho de la Rive-Nord a tenté d’avoir les commentaires du maire sur la réaction de la FPJQ. Il n’a pas fait suite à notre demande d’entrevue.

