Sainte-Thérèse demande aussi un moratoire
La Ville de Sainte-Thérèse emboîte le pas à l’Union des municipalités du Québec (UMQ) et demande au gouvernement du Canada de mettre en place un moratoire sur l’installation des boîtes postales communautaires.
Les élus ont adopté à l’unanimité une résolution en ce sens, lors de la séance du conseil, lundi soir.
Cette prise de position fait suite à la sortie publique de l’UMQ la semaine dernière. Le plus gros regroupement de municipalités du Québec a vivement déploré la mise en oeuvre d’un plan d’action unilatéral, «sans tenir compte de la diversité des réalités municipales et sans consulter les élus municipaux».
Le conseil municipal de Sainte-Thérèse se sent d’autant plus interpellé puisque la municipalité est dans la mire de Postes Canada en 2015. En effet, dès l’automne prochain, la société d’État devrait cesser la livraison du courrier à domicile dans plus de 6000 adresses de la municipalité.
Rappelant les ratées que la réforme a connu dans les villes voisines de Lorraine, Rosemère et Bois-des-Filion, la mairesse, Sylvie Surprenant, appelle à une plus grande collaboration de la part de Postes Canada.
Elle trouve d’ailleurs inquiétant que l’entreprise n’ait donné aucun signe de vie depuis la seule et unique rencontre tenue entre les deux parties il y a quelques mois.
«On veut s’assurer de ne pas vivre le cauchemar que d’autres ont vécu».
De plus, la première magistrate a dit être préoccupée par le traitement réservé aux personnes à mobilité réduite. À la demande de Postes Canada, ces derniers peuvent garder la livraison du courrier à domicile à condition de fournir des preuves médicales et un formulaire dûment rempli.
«Nous voulions que ce soit simple, mais cela ne semble pas être le cas», a indiqué la mairesse.
En plus de Sainte-Thérèse, des secteurs résidentiels de Boisbriand et Blainville seront aussi touchés en 2015. La réforme annoncée en décembre 2013 par Postes Canada prévoit mettre fin à la distribution du courrier à domicile d'ici 2018-2019.

