Pipeline de TransCanada: au tour de Mirabel d'être récalcitrante
Comme plusieurs de ses homologues, le maire de Mirabel, Jean Bouchard, exprime lui aussi des inquiétudes à l’égard du projet de pipeline Énergie Est.
Ce que déplore avant tout Jean Bouchard, c’est tout le flou qui perdure autour de la venue du pipeline de TransCanada dans les Basses-Laurentides.
«Malheureusement, le tracé n’est pas encore précis. C’est difficile de se faire une tête. Nous nous posons les mêmes questions que les MRC avoisinantes quant à savoir ce qu’il adviendra des nappes phréatiques, des zones de recharge, des milieux humides et des boisés [...] Ce que nous voulons, c’est obtenir des réponses à nos questions. Pour l’instant, je ne suis pas satisfait», indique le maire.
Selon les chiffres fournis par la municipalité, l’oléoduc de l’entreprise albertaine sillonnerait le sous-sol de Mirabel sur une distance d’environ 37 kilomètres.
Pas un «non catégorique»
Le maire de Mirabel n’hésite pas à rappeler que les deux organismes de bassin versant de la région, Abrinord et Cobamil, ont rejeté, faute d’informations, ce projet qui consiste à faire couler près de 1,1 million de barils de pétrole chaque jour sous les terres du Québec.
«Je vais dans le même sens qu’eux. Nous posons des questions et nous n’avons pas de réponse», admet Jean Bouchard.
Le quotidien Le Devoir rapportait le 26 février dernier que près de 75 municipalités de la province s’opposaient au nouvel oléoduc ou exigeaient, du moins, qu’une évaluation environnementale du Québec soit réalisée.
Le maire de Mirabel croit que peu d’entre elles s’opposent «catégoriquement» à Énergie Est. Selon lui, les élus récalcitrants cherchent plutôt à être rassurés en matière d’environnement et de sécurité publique.
Mémoire de la Ville
Par ailleurs, la MRC de Mirabel présentera un mémoire au cours des audiences publiques que tiendra en cours d'année l’Office national de l’énergie, chargé d’étudier les impacts d’Énergie Est.
Celui-ci s’articulera autour des «interrogations de la municipalité quant aux répercussions du projet sur, entre autres, les zones de recharge, les boisés métropolitains, les zones humides...», indique un communiqué de presse émis par la Ville.

