Le juge Déziel confirme avoir transmis 30 000$ au parti de l'ex-maire de Blainville
Maire de Blainville de 1993 à 2005, Pierre Gingras est mêlé à la controverse alors que le juge Michel Déziel a admis avoir transmis à son parti politique une somme de plus de 30 000$ provenant d’une firme d’ingénierie, et ce, dans le cadre des élections municipales de 1997.
Les révélations du juge de la Cour supérieure ont été rendues publiques en lever de rideau des audiences publiques tenues par le Conseil canadien de la magistrature. Cette enquête sur la conduite du juge Déziel avait été mandatée afin de faire la lumière sur les allégations entendues à son endroit lors de la Commission Charbonneau.
Le témoin Gilles Cloutier y avait affirmé avoir reçu, en octobre 1997, un coup de fil du juge Déziel lui demandant de “changer 30 000$ en 750 $”, argent destiné à la campagne d’action municipale Blainville, organisation politique de Pierre Gingras.
M. Déziel, qui travaillait alors comme avocat, s’impliquait à ce moment dans la campagne de M. Gingras.
Le juge Déziel a démenti avoir demandé à changer ce montant en chèques de 750 $. Il a toutefois confirmé avoir agi à titre d’intermédiaire en transférant une somme de 30 000$ à 40 000$ reçue de Rosaire Sauriol, alors à l’emploi de la firme Dessau, à Michel Monette, organisateur de la campagne de M. Gingras.
En plus d’avoir été maire de Blainville entre 1993 et 2005, Pierre Gingras a également été député de Blainville entre 2007 et 2008. Il siège depuis 2011 sur le conseil d’administration de CBC/Radio-Canada.
Quant aux révélations du juge Déziel, on saura plus tard si elles auront des conséquences de son côté.

