Santé
Le RPCU exprime ses attentes à l'égard du prochain budget
Le Regroupement provincial des comités des usagers (RPCU), le principal porte-parole des usagers du réseau québécois de la santé et des services sociaux, a exprimé ses attentes à l’égard du budget 2015-2016 du gouvernement du Québec.
De nombreux efforts ont été identifiés lors du dernier budget, notamment à la suite des recommandations du RPCU, afin de contrôler la croissance des dépenses et assurer la pérennité des services.
« Tout en continuant à appuyer la réalisation de ces efforts de rigueur nécessaires, nous estimons qu’il est maintenant le temps de regarder vers l’avenir pour instaurer des politiques de santé plus performantes et visant une société plus juste », a déclaré le directeur général, Pierre Blain.
Fin des compressions budgétaires
Le RPCU demande au gouvernement de concrétiser l’engagement pris lors du dernier budget et de confirmer une croissance globale des dépenses de programmes en santé et services sociaux, incluant le réseau et le Ministère, à hauteur de 2,7 % en 2015-2016. De l’avis du RPCU, c’est à cette condition que nous pourrons dire que la santé est vraiment une priorité gouvernementale sur le plan budgétaire.
Financement à l’activité pour les nouveaux CISSS
La création des nouveaux centres intégrés de santé et de services sociaux (CISSS) est une opportunité majeure d’instauration de bonnes pratiques de gestion au sein du réseau. Plutôt que de voir leurs budgets reconduits sur une base historique, les CISSS devraient voir leurs budgets futurs attribués en fonction de leur niveau d’activités, dès l’an prochain. Cette approche permettra non seulement une meilleure répartition régionale des budgets, mais favorisera également l’innovation et la performance dans les processus, de même qu’une saine émulation à l’intérieur du réseau.
Abolition de la taxe santé
Comme le recommandent de très nombreux intervenants, le RPCU insiste pour que le gouvernement abolisse la taxe santé. Cette taxe pénalise directement les usagers. Le RPCU s’est toujours opposé à cette taxe puisqu’il n’a jamais eu la garantie que les sommes récoltées serviront strictement et entièrement au système de santé.
Fin des dédoublements dans les relations avec les usagers
Comités d’usagers et de résidents, commissaires régionaux et locaux aux plaintes, services d’aide et d’accompagnement, intervenants gouvernementaux, visites ministérielles, tierces parties associatives ou professionnelles : l’usager a raison d’y perdre son latin lorsque vient le temps de défendre ses droits ou porter une plainte. Autant à des fins de simplification que d’économie, le RPCU recommande au gouvernement de miser sur les comités des usagers et de résidents, constitués par la Loi sur la santé et les services sociaux, et sur leur regroupement national, le RPCU, afin d’assurer la coordination des relations du réseau avec ses usagers.
Priorités de réinvestissement
Dans une optique de santé globale et de justice sociale, le RPCU identifie enfin certaines clientèles prioritaires pour lesquelles des efforts supplémentaires, si la situation financière le permet, devraient être consentis. Il s’agit des jeunes en difficulté, des aînés en perte d’autonomie et de certaines autres clientèles vulnérables, dont les personnes handicapées, les personnes immigrantes et les personnes en situation de pauvreté ou itinérantes.
Le RPCU a pris acte de la mise en application par le gouvernement de certaines de ses recommandations d’économies de l’an dernier. Cela dit, le RPCU maintient les recommandations suivantes, qui pourraient dégager des sommes supplémentaires afin d’améliorer les services et l’accessibilité à ces derniers :
- Le maintien à domicile de nouveaux usagers sollicitant un hébergement public et dont l’état de santé le permet : 292 millions $;
- Une baisse des coûts externes liés à l’informatisation nécessaire du réseau de la santé et des services sociaux : 146 millions $.
