Des travailleurs de la santé manifestent à Sainte-Thérèse
Près de 100 travailleurs du CSSS Thérèse-De Blainville se sont réunis mardi midi afin de dénoncer à leur tour les politiques de rigueur budgétaire du gouvernement Couillard.
Massés devant le Centre d’hébergement Drapeau-Deschambault à Sainte-Thérèse, les salariés du domaine de la santé en avaient particulièrement contre les réformes imposées par le ministre de la Santé, Gaétan Barrette.
À commencer par la loi découlant du projet de loi 10 qui, dès le 1er avril prochain, fera fusionner tous les établissements de la région en un méga-établissement, le CISSS des Laurentides.
“ Nous ne sommes vraiment pas convaincus que la nouvelle structure va améliorer l'accessibilité et la qualité de soins”, a souligné Benoît Audet, répondant politique pour l’APTS.
On considère que le gouvernement fait fausse route en centralisation les services. Il devrait plutôt opter pour la décentralisation, ce qui répondrait davantage aux besoins de la population, estime les représentants syndicaux présents.
Qui plus est, ces derniers ne croient plus du tout aux réformes miracles promises par le gouvernement.
“On essaie de nous faire croire que la réforme de M. Barrette est meilleure que les autres. On en a vu plusieurs autres dans le passé. Celle de 2005 n’a pas fait en sorte de réduire les listes d’attente ni d’augmenter le service à la population. Cela a juste empiré” indique Louise Jeté, présidente du conseil central des Laurentides à la CSN.
Les femmes davantage touchées
Par ailleurs, on s’inquiète pour la gent féminine, qui représente la grande majorité des salariés dans le domaine de la santé publique au Québec.
“ Près de 75 % des gens qui oeuvrent en santé sont des femmes. Beaucoup ont des emplois précaires et à temps partiel. Certaines cumulent deux ou trois emplois. L’austérité touche de plein fouet ces femmes et cela est inacceptable”, a indiqué Réal Richard, président de la FTQ Laurentides/Lanaudière.
En outre, on a également déploré l’orientation prise par l’État qui, avec certaines de ces réformes, notamment celle incluse dans le projet de loi 15, tend à se diriger vers la privatisation des services.
“ Le projet de loi 15 (loi sur le contrôle des effectifs du secteur public) met la table pour la privatisation des services. Il faut alerter la population. Nous sommes pour des services publics de qualité. Mais avec les projets de loi 10 et 15, on s’organise pour ouvrir la porte au privé”, a mentionné Hélène Lavoie, vice-présidente régionale pour la Fédération de la santé et des services sociaux.

