L’usage du tabac, un fléau encore présent chez les jeunes
Le directeur de santé publique, Dr Éric Goyer, donne le coup d’envoi de la campagne du ministère de la Santé et des Services sociaux, « Magane pas tes organes ».
Il s’agit d’une campagne de sensibilisation destinée aux jeunes de 11 à 14 ans, âge critique en matière d’initiation aux produits du tabac.
Cette campagne vise particulièrement à contrer la croyance largement répandue selon laquelle le fait de fumer occasionnellement ne nuit pas à la santé. Cela est totalement faux et contribue à donner bonne figure à la cigarette auprès des jeunes.
Les recherches menées au cours des dix dernières années soutiennent l’hypothèse voulant que la dépendance au tabac survienne peu après le début de son usage, d’où l’importance d’intervenir dès que possible pour briser le développement de la dépendance chez les jeunes qui expérimentent le tabac. La dépendance à la nicotine est très puissante. De ce fait, la plupart des fumeurs veulent arrêter mais n’y parviennent pas.
Quelques statistiques
- Le tabac est la première cause de décès évitables dans le monde.
- L’âge moyen d’initiation au tabagisme chez les élèves du secondaire est de 12,7 ans.
- 24 % des élèves québécois de la 6e année du primaire à la troisième année du secondaire ont déjà essayé la cigarette.
- Au Québec, environ 91 000 jeunes de 12 à 19 ans sont presque quotidiennement exposés à la fumée secondaire à bord d’une voiture.
« Les parents et les adultes significatifs peuvent jouer un rôle primordial dans la lutte au tabagisme », mentionne le Dr Éric Goyer.
En effet, il est possible, de :
- se positionner clairement face au non-usage du tabac chez les jeunes et interdire de fumer à la maison et dans la voiture, et ce, même en étant soi-même fumeur;
- favoriser des lieux sans fumée ni tabac;
- ne pas acheter ou fournir de produits du tabac à un mineur;
- interdire que l’argent de poche serve à l’achat des produits du tabac;
- faire la promotion du site facebook.com/degueu auprès des jeunes de 13 ans et plus.
Au cours des prochaines semaines, les efforts de prévention seront accentués au moyen de messages et de vidéos diffusés sur le web, à la télé et à l’aide d’affichage.
