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12 mai 2018 - 12:00

Rosemère donne son aval à la garde de poules urbaines

Devant le succès remporté par son projet pilote ayant pris fin en mars dernier, la Ville de Rosemère vient d’adopter un règlement qui autorise la garde de poules urbaines, et qui en indique les conditions.

Ce règlement permet, notamment, à chaque propriétaire de résidence unifamiliale isolée déjà construite, dont le terrain est d’une dimension minimale de 7 500 pieds carrés, de posséder un maximum de trois poules pondeuses, qui doivent provenir de couvoirs certifiés ou de magasins vendant des poules certifiées ou vaccinées.

« Ce nouveau règlement s’inscrit dans la mouvance écologique de l’agriculture de proximité. C’est d’ailleurs suite à la demande de citoyens, et de notre analyse sur les poulaillers urbains déjà implantés, que nous avions mis en place le projet pilote l’an dernier. Élever des poules en milieu urbain permet de recréer un coin de campagne dans sa cour, de manger des œufs frais, d’initier les enfants à prendre soin des animaux de la ferme. En contrepartie, cela implique une certaine vigilance de la part des citoyens qui en font l’expérience, quant à la salubrité des lieux, au bien-être des poules et au respect du voisinage », a souligné Eric Westram, maire de Rosemère.

Un seul poulailler est permis par terrain auquel doit s’ajouter un enclos extérieur entouré d’un grillage empêchant les poules d’en sortir. Les installations doivent être maintenues propres, afin d’éviter la présence de parasites et les odeurs, être bien ventilées et assurer un espace de vie convenable.

Les poules doivent être gardées à l’intérieur du poulailler entre 23 h et 6 h. Il est interdit de garder un coq, afin d’assurer la quiétude du voisinage, et de vendre des œufs ou de tout produit dérivé des poules.

Le règlement contient donc des directives claires quant au type de propriété autorisé, à la garde des poules, à la construction du poulailler et de l’enclos, à l’entretien, à l’hygiène et à la nuisance des lieux, aux maladies et à l’abattage des oiseaux, au permis requis et à la cessation de l’activité. Les citoyens qui souhaitent avoir la règlementation complète peuvent en faire la demande au Service de l’urbanisme de la Ville.

Pour se procurer le permis de construction du poulailler et de son enclos, le propriétaire autorisé doit en faire la demande auprès du Service d’urbanisme. Le coût du permis est de 25 $.

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