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Fondation Jean Lapointe

Les bienfaits de repenser sa relation avec l'alcool avec le Défi 28 jours

durée 15h00
30 décembre 2025
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Par La Presse Canadienne

Sans nécessairement être alcooliques et avoir touché le fond du baril, plusieurs Québécois remettent en question leur consommation d'alcool. Pour ceux qui ont envie de faire une pause, la Fondation Jean Lapointe les invite à s'inscrire au Défi 28 jours sans alcool, qui a lieu cette année pendant deux mois plutôt qu'un.

Pour sa treizième édition, la fondation a décidé de cibler les gens qui font déjà un mois sans alcool en janvier. «Il y a un beau réflexe que les gens font depuis des années. Les Américains ou le Canada anglais appellent ça le ''dry January'', le janvier sec, explique le comédien et ambassadeur de l'évènement, Jean-Marie Lapointe, fils de Jean Lapointe.

«On vient de faire des fêtes, on vient de se péter la face, on a fait des excès, voilà l'occasion de se désintoxiquer de tout ce qu'on a pu consommer en trop et les gens le font déjà. D'ailleurs, c'est une des raisons pour laquelle on fait aussi le double mois. Avant, c'était les 28 jours du mois de février, mais la Fondation Jean Lapointe a proposé aux gens de le faire aussi en janvier.»

Pour Jean-Marie Lapointe, le défi est l'occasion de prendre soin de soi et réfléchir à sa relation avec l'alcool. «On le sait que l'alcool, c'est clair, la science le montre, ce n'est pas bon pour la santé», dit-il, ajoutant qu'il ne veut surtout pas démoniser la consommation d'alcool.

«Mon père l'a toujours dit: ''j'ai eu tellement de fun à consommer que je ne vais pas vous taper sur les doigts pour vous dire arrêter de boire, ce n'est pas bon pour vous. [...] Tant que tu as du fun à boire, vas-y. Mais la journée que tu n'as plus de fun, viens nous voir''», relate Jean-Marie Lapointe. Il porte depuis plusieurs années la cause de la lutte contre l'alcoolisme et la toxicomanie et il parle ouvertement de l'alcoolisme de ses parents, entre autres dans des conférences qu'il donne.

Baisse des ventes à la SAQ

«Quand tu consommes un peu trop régulièrement en grosse quantité des substances comme l'alcool, c'est sûr qu'il y a un prix à payer, mais des fois on ne s'en rend même pas compte. Donc quand on fait un arrêt d'agir, c'est-à-dire que tu prends le temps d'arrêter pendant x nombres de jours, de semaine, c'est là que tu réalises: ''oh mon dieu, l'alcool est vraiment présent dans ma vie, plus que je le pensais. Et de ne pas consommer pendant deux ou trois jours, les premiers jours, je trouve ça tough''. Donc, ça nous envoie un signal par rapport à notre propre consommation», décrit M. Lapointe.

Il est d'avis que les gens sont désormais assez bien conscientisés par rapport aux méfaits de l'alcool. «D'ailleurs, les statistiques le démontrent», pointe-t-il, affirmant que les ventes d'alcool ont diminué au Québec. La SAQ annonçait vers la mi-décembre une baisse des ventes de 4 % pour son dernier exercice financier qui se terminait le 13 septembre 2025.

«Je pense que c'est une question de société qui évolue.[...] Ça fait maintenant 43 ans qu'on a ouvert la Maison Jean Lapointe, puis la Fondation. Il y a eu énormément de pas de fait. Je pense que les statistiques — depuis 13 ans qu'on fait le défi — le démontrent. Les gens embarquent dans la parade avec nous», commente M. Lapointe.

Par ailleurs, les cinq ambassadeurs qui portent la cause cette année sont Maripier Morin, Meeker Guerrier, Chloée Deblois, Jean-Marie Lapointe et Danny St Pierre.

Les gens qui souhaitent faire le Défi 28 jours peuvent s'inscrire sur le site web defi28jours.com. Ils peuvent participer pour le mois de janvier, celui de février ou même les deux. Le coût de l'inscription est de 28 $. Ce montant permet de sensibiliser deux jeunes aux dépendances grâce aux programmes de prévention offerts dans les écoles.

L'objectif de la fondation est d'amasser 500 000 $. Cette enveloppe permettra notamment d'offrir des services pour le traitement en interne, pour le programme d'aide à la famille en aidant les personnes qui souffrent à cause d'un proche qui est aux prises avec des problèmes de dépendance. L'argent sert aussi aux programmes de sensibilisation et de prévention qui sont présents dans des écoles secondaires un peu partout au Québec.

M. Lapointe a aussi fait savoir qu'il y a de plus en plus d'échanges avec des groupes des Premières Nations pour des programmes. «On a cette possibilité de côtoyer des gens qui sont éloignés et qui vivent une tout autre réalité», dit-il. Une nouveauté est aussi attendue en 2026, soit une collaboration avec la Maison du Père — une ressource pour les hommes en situation d'itinérance — afin d'offrir des thérapies gratuites à cette clientèle.

La couverture en santé de La Presse Canadienne est soutenue par un partenariat avec l'Association médicale canadienne. La Presse Canadienne est seule responsable de ce contenu journalistique.

Katrine Desautels, La Presse Canadienne

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