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Problème de pyrite au Québec : les villes les plus touchées

Non seulement problématique, mais aussi peu esthétique, la pyrite constitue un réel défi au Québec, plus particulièrement pour certaines municipalités, plus touchées que d’autres par ce problème. Il est donc important de savoir quelles sont les origines du problème au Québec et les villes les plus touchées, pour identifier des solutions publiques adéquates. 

Le problème de pyrite, un phénomène relativement ancien 

La plupart des villes québécoises ont été sensibilisées à cette problématique de même que les populations. En effet, ce qu'il faut savoir pour identifier un problème de pyrite dans votre maison n’a rien à voir avec l’origine du problème, ou son ancienneté. 

Si le problème est toujours d’actualité en 2018, il est malgré tout plus ancien que cela : la plupart des maisons construites avant 1996 nécessitent un bilan supplémentaire pour détecter la présence éventuelle de pyrite (certificat DB). C’est ce que l’on appelle le « test de pyrite » : s’il n’est pas obligatoire, il est fortement conseillé depuis 1999. 

Des analyses scientifiques et des enquêtes de terrain ont été menées à partir des années 2000, moment au cours duquel les cas de pyrite dans les maisons se sont le plus manifestés : plus de 2,000 cas sévères ont été traités au Québec au début du millénaire. 

Suite à cela, des classifications ont été établies pour déterminer le niveau de risque associé aux villes et aux quartiers québécois, selon un IPPG (indice pétrographique de potentiel de gonflement) : 
-Entre 0 et 20, le risque est de zéro à faible 
-Entre 21 et 40, de faible à moyen 
-De 41 à 60, de moyen à élevé
-De 61 à 80, élevé 
-De 81 à 100, extrêmement élevé

Depuis, la plupart des techniques de dépistage et de correction ont été affinées, et des entreprises membres de l’ACLE (Association canadienne des laboratoires d’essais) offrent des tests pour la somme de 350$. Selon la zone dans laquelle vous vous trouvez, ce test peut être pris en charge par la municipalité.  

Quelles villes sont les plus touchées ? 

Le problème de pyrite affecte de manière globale l’ensemble du Québec et de nombreux cas isolés, même dans des quartiers à priori épargnés, ont été détectés. C’est par exemple le cas de Saint Lambert, dont les habitations ont appris, il y a quelques années, une contamination du sol à cause d’un remblai ancien, malgré une annonce d’exemption de pyrite dans leur quartier. 

Pour des raisons géographiques et géologiques, certains quartiers sont plus touchés par le problème de pyrite que d’autres, historiquement parlant. C’est le cas des quartiers : 
-Rive-Sud de Montréal 
-Rive-Nord de Montréal 
-Les Basses-Laurentides 
-Les extrémités Est et Ouest de la ville de Montréal 

Plus récemment, le secteur de la Montérégie a montré de nombreux cas, notamment dans les municipalités suivantes : 
-Saint-Bruno-de-Montarville
-Saint-Basile-le-Grand
-Sainte-Julie
-Beloeil 
-Chambly
-Carignan
-Varennes
-Saint-Hubert
-Greenfield Park 
-Sainte-Catherine 

La liste n’est cependant pas exhaustive. Pour rappel également, seule la provenance du remblai présente sous votre dallage détermine si vous êtes confronté ou non à un problème de pyrite : même en étant dans une zone à faible potentiel, vous pouvez être concerné. N’hésitez pas à faire un test ou à contacter des interlocuteurs publics. 

Par ailleurs, de nombreux organismes privés, comme Goudrons Québec ou Bisson Expert, ont l’expertise nécessaire pour mener des travaux correctifs et préventifs sur le problème de pyrite dans votre maison. Vous pouvez les contacter pour obtenir des devis. 


Le problème de pyrite est plus présent dans certaines villes, et moins dans d’autres, pour des raisons diverses. L’ancienneté de la problématique est plus préoccupante dans certaines municipalités que d’autres, ce qui en fait une véritable question publique. Désormais, les solutions collectives de lutte contre le problème de pyrite doivent être envisagées, en plus des mesures correctives individuelles.  

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