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28 août 2018 - 15:00

Projet de plate-forme de compostage en partenariat avec la première nation de Kanesatake

La Ville de Mirabel et la communauté de Kanesatake espèrent obtenir du gouvernement fédéral une réponse positive qui leur permettrait d’acquérir des terrains, situés au nord-ouest de l’aéroport et de l’autoroute 50, tout désignés pour l’implantation d’une plate-forme de traitement des matières organiques, un projet collectif et porteur de retombées notables sur les plans environnemental, social et économique.

 

Dès septembre 2016, Mirabel a signifié son intérêt quant à l’acquisition de ces lots déclarés excédentaires par Transports Canada, dans le secteur de Saint-Canut. Depuis, le projet a franchi une nouvelle étape, puisque la Première Nation Mohawk de Kanesatake s’y est rallié, reconnaissant ses plus-values en matière de préservation de l’écologie et d’agriculture durable. « Il s’agit d’une entente historique et unique entre une municipalité et une communauté autochtone dont nous sommes très fiers », affirme le maire de Mirabel, M. Jean Bouchard.  En plus de son entente de collaboration avec la Ville de Mirabel, Kanesatake développe plusieurs activités de développement dans le cadre d’une stratégie éco-agricole et d’économie circulaire favorables à l’environnement. Le Grand Chef Serge Simon est favorable à cette entente dans le cadre d’une concrète réconciliation avec les communautés avoisinantes de Kanesatake.
 

Le caractère innovant et l’intérêt certain que ce projet présente pour le monde agricole résident notamment dans le fait qu’il prévoit un retour à la source des matières organiques. « En fait, nous comptons offrir aux agriculteurs de la région un compost de qualité leur permettant d’augmenter leur productivité et de diminuer leur dépendance aux engrais chimiques et aux pesticides », explique le directeur du Service de l’environnement  de la Ville, M. Jérôme Duguay.
 

Déjà, une entente de partenariat a été signée avec non moins de douze municipalités environnantes, intéressées à valoriser leurs matières organiques, à Mirabel. « Toutes les municipalités devront bientôt satisfaire à de nouvelles exigences environnementales et détourner les matières organiques de l’enfouissement », rappelle le directeur. « Il est impératif de se doter d’infrastructures pour recevoir et traiter ces matières, dont la quantité augmente au rythme de l’essor fulgurant de notre région », ajoute-t-il.

 

L’emplacement visé est celui qui offre les meilleures possibilités pour la construction de cette nouvelle plate-forme de compostage en bâtiment fermé. Il offrirait un accès facile à ces ressources aux producteurs de la région. Il est aussi bordé d’une vaste superficie de boisés et de milieux humides, créant naturellement une zone tampon permettant d’éviter les nuisances liées au traitement de la matière organique.

 

La préservation de ces boisés et milieux humides est importante pour les Mohawks de Kanesatake et la Ville de Mirabel. Cette vision n’est certes pas incompatible avec les visées du gouvernement du Québec, qui envisagerait pour sa part d’acquérir les terrains du gouvernement fédéral pour en faire une réserve faunique. « Pour que la Ville de Mirabel puisse déployer sa plate-forme de compostage en partenariat avec Kanesatake, moins de 2 % des 850 acres déclarés excédentaires par Transport Canada suffiraient »,  souligne M. Duguay.
 

En novembre 2017, le conseil d’administration de l’UPA Ste-Scholastique-Mirabel a signifié son appui au projet en question. « Nous avons tenu une rencontre d’information avec les agriculteurs de la région, qui étaient emballés par les retombées de cette plate-forme sur la communauté agricole »,  précise M. Duguay. Par ailleurs, le maire Bouchard précise que « les demandes des expropriés peuvent aussi être comblées par ce projet puisque l’exploitation des érablières sur les lots visés est compatible avec le projet de compostage et celui de réserve faunique, tout le monde peut donc y trouver son compte ».

 

Le 16 août dernier, la Ville a eu l’occasion de faire valoir le bien-fondé de ses ambitions au ministre fédéral des Transports, l’honorable Marc Garneau, qui a pris la peine de venir s’informer sur le projet, rencontrer le Grand Chef Serge Simon et le maire Bouchard, et s’est engagé à se positionner au cours des prochains mois. « Nous espérons que seront prises en considération la valeur et la portée collective de ce projet, prometteur pour l’environnement, la communauté et les agriculteurs, en plus de favoriser la réconciliation avec les Premières Nations », concluent le maire de Mirabel et le Grand Chef Serge Simon.

 

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