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Initiative de Vivre en ville

Réduire son empreinte écologique en 10 gestes, c'est possible

Réduire son empreinte écologique en 10 gestes, c'est possible
Photo: La Presse Canadienne
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L’endroit où l’on vit et la manière dont on se déplace sont au coeur de notre empreinte énergétique personnelle, selon Vivre en ville. Ils font partie des choix «déterminants» sur lesquels l’organisation veut amener les citoyens à réfléchir et agir pour la transition énergétique.

Vivre en ville, qui travaille notamment en matière d’urbanisme, lance mercredi, avec l’appui financier du gouvernement québécois, la campagne «Réduire notre empreinte». Se déroulant jusqu’en 2023, l’initiative vise à mettre de l’avant 10 gestes déterminants en faveur de l’environnement.

Figurent parmi eux quatre choix à «fort impact», basés sur des études scientifiques: vivre près de tout, rendre sa maison plus verte, se limiter à une voiture par famille et conduire une petite voiture économique.

Six autres réflexes pouvant être adoptés au quotidien sont aussi suggérés, tels que partager les autos, prendre le transport en commun, magasiner près de chez soi et mieux acheter en ligne.

L’idée est d’élever la réflexion sur les actions que le public peut poser pour lutter contre les changements climatiques, explique le directeur général de Vivre en ville, Christian Savard.

«On est souvent en matière d’environnement et de sensibilisation citoyenne sur les petits gestes. On parle de recyclage, de pailles de plastique, de sacs réutilisables, tous des gestes utiles, mais qui n’ont pas un caractère aussi structurant que sur comment on habite nos villes, notre quartier, comment on s’y déplace», expose−t−il.

Ce n’est pas un hasard si l’organisation a placé l’aspect «vivre près de tout» en tête de liste des choix à «fort impact». La localisation de sa résidence par rapport à son lieu de travail, l’école ou les commerces, entre autres, est l’élément central pour contribuer à réduire son empreinte puisqu’elle entraîne d’autres conséquences, mentionne M. Savard.

«Souvent quand on fait l’achat d’une maison, on oublie la question de la localisation et on se retrouve avec de très longs déplacements qui ont un impact environnemental. Les études le démontrent; une fois que tu es bien localisé, tu vas avoir un impact moins grand», soutient−il.

Il insiste pour dire que les choix proposés permettent de rehausser la qualité de vie et non de la diminuer. «Ce n’est pas tant des sacrifices, mais également des choses qu’on peut faire pour soi», affirme M. Savard.

«J’ai réussi il y a quelques années à me débarrasser de ma voiture, et j’ai vu l’impact sur mon budget», donne−t−il en exemple.

Sensibiliser les élus

La campagne se déploie d’abord par l’entremise d’une plateforme web et de 10 vidéos sur les choix déterminants réalisés par trois créatrices de contenu sur le réseau social TikTok.

À la suite de cette première phase, les élus seront aussi interpellés. M. Savard reconnaît que les gestes individuels proposés reposent également sur des décisions collectives, d’où le titre de la campagne «Réduire notre empreinte».

Les élus municipaux, provinciaux et fédéraux ont également un bout de chemin à faire pour appuyer les efforts des citoyens, dit−il. «On aura beau demander aux gens de prendre le transport en commun, mais si on réduit le service, ça va être très difficile pour les gens de maintenir ce choix−là. Si on ne protège pas les commerces de proximité, ça va être difficile de demander aux citoyens de favoriser l’achat de proximité.»

Une tournée de certaines régions sera entreprise au début de l’année prochaine pour aller rejoindre autant la population que les élus, dans le cadre de l’initiative.

Dans le contexte de l’urgence climatique actuelle, M. Savard estime que le public sera réceptif aux propositions «qui vont beaucoup plus loin» que d’autres campagnes de sensibilisation précédentes. Selon lui, de plus en plus de gens veulent agir en ce sens.

Frédéric Lacroix−Couture, La Presse Canadienne

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