Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Ils remettent en question les études utilisées par le gouvernement

Le couvre-feu n’a aucun effet sur le nombre de cas selon des chercheurs de l’IEDM

durée 17h00
7 janvier 2022
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
Jean-Francois Desbiens
email
Par Jean-Francois Desbiens, Journaliste

Les chercheurs de l'Institut économique de Montréal (IEDM) ont tenté de justifier statistiquement et scientifiquement la mesure du couvre-feu et après analyses, leurs modèles économétriques ne démontrent aucun effet du couvre-feu sur le nombre de cas de COVID-19.

Ils ont analysé les données journalières depuis le début de la pandémie en comparant le Québec aux autres provinces, en utilisant un modèle d'effets fixes afin de simuler une expérience en laboratoire en incluant de nombreuses variables pertinentes.

Après avoir isolé l'effet du couvre-feu sur le nombre de cas, aucun effet statistiquement significatif n'a été trouvé.

« Notre équipe de chercheurs a fait un travail acharné en considérant différentes hypothèses et en utilisant plusieurs modèles économétriques communs en sciences sociales, et dans aucun scénario avons-nous trouvé un effet du couvre-feu sur le nombre de cas. Nous abondons donc dans le même sens que plusieurs experts de la santé qui ont exprimé leur réticence quant à cette mesure draconienne », souligne Olivier Rancourt, économiste à l'IEDM.

Des études remises en question

Les chercheurs émettent aussi d'importantes réserves quant aux quatre études fournies par le ministère de la Santé visant à justifier le couvre-feu. Ils ont été surpris de constater qu'il s'agissait d'études basées sur des corrélations, et non pas sur des causalités.

« C'est comme affirmer que plus il y a de noyades, moins le Canadien de Montréal joue de parties - cela serait donc une corrélation négative. Toutefois, cela est entièrement dû au fait qu'il y a plus de noyades l'été, et le Canadien ne joue pas l'été. Affirmer qu'il y a une corrélation ne nous donne donc aucune information sur l'effet réel des noyades sur les Canadiens, qui serait nul », a expliqué Miguel Ouellette, directeur des opérations et économiste à l'IEDM.

Les chercheurs estiment que les études utilisées par le gouvernement sont difficilement défendables scientifiquement.

« Deux alternatives s'imposent. Le gouvernement du Québec doit soit retirer le couvre-feu immédiatement, soit soumettre des études bétons prouvant l'utilité et la légitimité de cette mesure qui ébranle notre quotidien », termine M. Ouellette.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié à 18h00

Des agriculteurs demandent à Hydro-Québec de suspendre son appel d'offres éolien

Des agriculteurs, des élus municipaux et des travailleurs d'Hydro-Québec unissent leurs voix pour dénoncer les projets d’implantation d’éoliennes en terres agricoles et demandent à Hydro-Québec de suspendre son appel d'offres éolien prévu au début du mois d'avril. Les terres agricoles n'occupent que 2 % du territoire québécois et pourtant, ...

Publié à 15h00

Les Québécois s'inquiètent du climat social actuel, selon un sondage de la CSQ

Les Québécois sentent que le climat social s’est détérioré dans les dernières années, selon un sondage Léger commandé par la Centrale des syndicats du Québec (CSQ). Les résultats, dévoilés jeudi, révèlent que 67 % de la population estime que le niveau de violence dans la société a augmenté par rapport à il y a cinq ans. Cette perception ...

Publié hier à 13h00

La rougeole circule toujours dans la région des Laurentides

La rougeole circule actuellement dans la région des Laurentides et de nouveaux cas pourraient apparaître dans les prochaines semaines, notamment en raison d’expositions au virus dans certains lieux publics, y compris maintenant dans le nord de la région. Par conséquent, la Direction de santé publique du Centre intégré de santé et de ...