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25 ans plus tard, l’équité salariale est toujours d’actualité

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7 mars 2022
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Par Mickael Couillerot, Journaliste

Depuis 25 ans, la Loi sur l’équité salariale, une loi avant-gardiste, contribue à réduire l’écart salarial entre les femmes et les hommes. Elle est un facteur qui a permis d’abaisser l’écart salarial au Québec, calculé sur la base du salaire horaire moyen, de 15,8 % lors de son entrée en vigueur à 8,1 % en 2020, soit l’un des plus bas écarts au Canada.

Dans le but de conscientiser les personnes salariées et les employeurs à cette iniquité, la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) relance sa plus récente campagne de sensibilisation en matière d’équité salariale, qui avait connu un beau succès en 2021. La campagne a pour objectif de faire connaître aux milieux de travail ce qu’est l’équité salariale et ce qu’elle vise à corriger. Elle contribue à ce que l’équité salariale soit reconnue comme une valeur de société.

Cette démarche est toujours pertinente puisque, encore aujourd’hui, au Québec, des écarts salariaux persistent entre les femmes et les hommes. Statistique surprenante, mais bien réelle : au cours des cinq dernières années, les femmes ont gagné en moyenne 10 % de moins que leurs collègues masculins.

La Loi sur l’équité salariale : il faut en parler !

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, la CNESST souligne le 25e anniversaire de la Loi sur l’équité salariale avec la diffusion du panel virtuel « 25 ans d’équité salariale : bilan et défis », qui regroupera des experts et expertes sur le sujet.

Le panel sera diffusé le 8 mars sur la plateforme LinkedIn et en différé le 10 mars sur Facebook et YouTube. Les quatre panélistes invités sont Mme Louise Harel, députée de 1981 à 2008, ancienne présidente de l’Assemblée nationale et ancienne ministre de l’Emploi et de la Solidarité et de la Condition féminine ayant piloté et déposé la Loi sur l’équité salariale ; Mme Thérèse Sainte-Marie, ancienne porte-parole de la Coalition en faveur de l’équité salariale et directrice générale du Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail de 1994 à 2000 ; Mme Hélène Lee-Gosselin, professeure associée retraitée du Département de management de l’Université Laval et membre du comité d’élaboration d’une loi proactive sur l’équité salariale ; et M. Denis Khlat, conseiller principal chez Khlat Conseil en rémunération et consultant spécialisé dans le domaine de la rémunération globale depuis plus de 20 ans. Les panélistes échangeront sur des thèmes toujours d’actualité, dont les bénéfices de la Loi, les principaux défis pour les employeurs et les raisons qui expliquent la persistance de l’écart salarial.

« Au Québec, l’égalité entre les hommes et les femmes est une valeur profondément ancrée. Bien que l’écart de rémunération entre les sexes ait considérablement réduit depuis l’adoption de la Loi sur l’équité salariale en 1996, il y a encore du travail à faire ! Cette loi reflète notre volonté de contrer la discrimination salariale et de reconnaître le travail féminin à sa juste valeur. D’ailleurs, le premier projet de loi que j’ai présenté à l’Assemblée nationale visait justement à améliorer l’effectivité de la Loi sur l’équité salariale. Le Québec est ainsi devenu une référence au Canada et ailleurs dans le monde. Notre loi est une source d’inspiration pour les autres gouvernements qui souhaitent mettre en place des législations proactives sur l’équité salariale. »mentionne Jean Boulet, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration et ministre responsable de la région de la Mauricie

Qu’entend-on par équité salariale ?

L’équité salariale consiste à attribuer aux personnes occupant des emplois typiquement féminins un salaire égal à celui donné aux personnes occupant des emplois typiquement masculins qui sont différents, mais évalués et reconnus équivalents dans une entreprise.

La Loi sur l’équité salariale s’applique à toutes les entreprises du Québec qui comptent dix personnes salariées ou plus et qui relèvent de la compétence législative québécoise, et ce, qu’elles soient privées, publiques, parapubliques ou à but non lucratif.

« Force est de constater que, 25 ans plus tard, l’équité salariale demeure un enjeu de société et qu’il faut poursuivre la discussion. Grâce au caractère novateur et proactif de la Loi sur l’équité salariale adoptée par le Québec à l’unanimité et au soutien proactif de la CNESST, de grands pas ont été franchis. Avec un événement comme le panel et la diffusion de notre message de sensibilisation, la CNESST poursuit ses efforts d’information et de promotion pour que l’équité salariale soit bien implantée dans tous les milieux de travail qui y sont assujettis. », commente Manuelle Oudar, présidente-directrice générale de la CNESST

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