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COVID-19

La Santé publique ne peut confirmer qu'il s'agit d'une sixième vague

La Santé publique ne peut confirmer qu'il s'agit d'une sixième vague
Photo: Courtoisie
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Ce matin, en conférence de presse, le directeur de la Santé publique, Dr Luc Boileau a fait le point sur la situation épidémiologique au Québec. Il a été observé que depuis la levée de la plupart des mesures, il y a une recrudescence des cas et des hospitalisations.

Par contre, M.Boileau explique que nous sommes bien loin de la situation que l’on a connue en décembre et en janvier. De plus, les experts continuent à suivre la situation et ne sont pas surpris de cette tendance qui était attendue.

La Santé publique se fit à plusieurs indicateurs. Il a été remarqué une augmentation des cas dans la population et particulièrement chez les travailleurs de la santé. En moins d’une semaine, il y a une demande de congé de plus de 60 % en raison de la COVID-19.

Plusieurs régions connaissent une augmentation des hospitalisations : la Gaspésie-Îles-de-la Madeleine, le Saguenay Lac-Saint-Jean, la Côte-Nord, l’Abitibi-Témiscamingue, le Bas-Saint-Laurent, la Capitale-Nationale et Chaudière-Appalaches dans une moindre mesure, mais la montée est quand même préoccupante.

La région de Montréal semble moins touchée pour l’instant au niveau de la hausse des hospitalisations.

Toutefois, la transmission du virus est déclarée partout dans la province. D’ailleurs, les taux de positivité des tests sont en hausse.

« Alors, tous ces indicateurs ensemble nous laissent croire que le Québec vit présentement une hausse qui continue de s’installer. Je précise qu’on ne peut pas confirmer au moment où nous sommes pour l’instant s’il s’agit véritablement d’une sixième vague. On sera en mesure lorsque les données seront cumulées sur plusieurs journées », explique le Dr Boileau.

Vigilance

Ainsi, il est demandé particulièrement aux personnes vulnérables de faire preuve d’une grande vigilance.

« Soyons clairs, il n’est pas question de remettre des mesures populationnelles comme celles qu’on a déjà connues. Toutefois, il faut que chaque personne agisse de façon responsable selon sa situation pour elle, comme pour les autres », insiste le directeur de la Santé publique.

Il comprend qu’il soit normal de vouloir profiter de la levée des mesures, mais qu’il ne faut pas oublier le nouveau variant, BA2, qui se transmettrait encore plus rapidement. Il y a une semaine, 57 % des cas étaient dus à ce dernier.

Isolement

Il est rappelé que dès qu’une personne a des symptômes s’apparentant à ceux de la COVID-19, il était primordial de s’isoler et de faire un test rapide à la maison. Par la suite, pour les gens adéquatement vaccinés, un isolement de 5 jours est requis à partir du début des symptômes ou du résultat du test. Pour les autres, ce sont 10 jours de quarantaine.

Le docteur explique qu’une personne atteinte est contagieuse sur une durée de 10 jours, donc après l’isolement, elle doit porter un masque en tout temps et éviter le plus possible les contacts.

Le temps où les gens pouvaient se rendre au travail avec des signes grippaux au travail est révolu, selon le directeur.

« En résumé, nous ne sommes pas dans la même situation qu’en décembre et en janvier, mais la santé publique que je représente aujourd’hui suit tout ça de très près. La montée du variant BA2 est préoccupante, les outils à notre disposition comme la vaccination sont totalement disponibles. Si on veut protéger notre système de santé, on veut aussi protéger les personnes vulnérables », termine-t-il.

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