Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

L'implantation de sept centres de services entrepreneuriaux

Le Sommet Jeunes Afro annonce la mise en place d’un réseau d’intervention en développement économique

Le Sommet Jeunes Afro annonce la mise en place d’un réseau d’intervention en développement économique
Photo: Courtoisie | Sommet Jeune Afro
durée

Le Sommet Jeunes Afro lance le programme Réseau d’Intervention en Développement Économique (RIDE) qui consiste à créer et à mettre en place sept centres de services entrepreneuriaux, dont un centre d’expertise numérique, destinés aux jeunes femmes et hommes entrepreneurs des communautés noires du Québec.

Installés dans les régions à fort impact pour les communautés noires, telles que Montréal, Laval, Outaouais et Capitale-Nationale, ces centres sont des espaces collaboratifs de référence offrant un accès à des infrastructures, des ressources ainsi que l’accompagnement nécessaires à la mise en place, au développement et à la croissance des entreprises.

Plus de 2.3 millions de dollars ont été dédiés à la création de centres régionaux de services en entrepreneuriat destinés aux jeunes Noir.es.

À terme, le réseau des organismes membres et ces centres vont sensibiliser 5 000 jeunes femmes et hommes, dont des adolescents, vont en accompagner plus de 300 dans différentes phases de leurs entreprises, et vont soutenir le virage numérique de 150 entreprises.

Ensemble, ils auront un effet multiplicateur sur la mouvance québécoise et canadienne des Noir.es vers une meilleure intégration économique.

De plus, ils permettront aux jeunes entrepreneur.e.s noir.es de faire face à un enjeu majeur celui d’avoir accès à des réseaux d’affaires, des informations et des conseils pour qu’ils puissent développer leurs entreprises et intégrer l’écosystème entrepreneurial.

Le Sommet prévoit investir environ 3 millions de dollars pour faire fonctionner ces centres. Un financement de 2.3 millions est accordé par le gouvernement canadien, via Développement économique Canada pour les régions du Québec, dans le cadre du Fonds pour l'écosystème du Programme pour l'entrepreneuriat des communautés noires.

L’initiative RIDE est mise en œuvre par les organismes membres du Sommet, soit Chantier d’Afrique du Canada, Black Community Ressources Center, Centre R.I.R.E 2000, Centre Communautaire Coumbite de Laval, Maison d’Haïti, Association des Femmes Immigrantes de l’Outaouais.


La force de chacun unie à la juste cause au nom de tous

« Au Canada, on compte par milliers, des jeunes, particulièrement ceux des communautés noires, qui voient leurs chances de réussite en affaires, ou même de se lancer dans ce domaine, minées parce qu’ils.elles n’arrivaient à casser les barrières systémiques. Donc, pour bâtir un Canada plus fort nous devons mettre fin à cette défavorisation ayant trop perduré. Nous devons cesser de tuer leur rêve et libérer leur potentiel extraordinaire » a expliqué Édouard Staco, le président du Sommet socioéconomique pour le développement des jeunes des communautés noires.

« L'entrepreneuriat est un élément clé de l’intégration socioéconomique des jeunes issu.es des communautés noires. Aujourd’hui, nous proposons un modèle capable de leur donner à la fois les outils nécessaires et l’envie pour entreprendre. Grâce au leadership de nos organismes membres, nos centres d’intervention en développement économique favoriseront la mutualisation des ressources et expertises de l’écosystème entrepreneurial du Québec au profit des jeunes », a-t-il poursuivi.

« Nous devons être conscients que l’offre existante pour aider les jeunes des communautés noires à faire face aux défis est parfois inadaptée et insuffisante. L’initiative que nous menons ensemble aujourd’hui permettra de pallier à ce manque d’accompagnement spécialisé offert à ces jeunes. C’est une étape importante vers leur intégration effective dans l’écosystème entrepreneurial québécois et canadien », a déclaré Henriette Kandula, la directrice générale de Chantier d’Afrique du Canada.

« L’attention accordée aux jeunes femmes noires qui constituent une bonne partie de la
clientèle de la Maison d’Haïti m’a tout de suite attiré dans ce projet. Nous avons maintenant un autre levier d’opportunités capable de les diriger vers des milieux moins traditionnels tel l’entrepreneuriat numérique ou culturel
 » s'est exprimé Marjorie Villefranche, la directrice générale de Maison d’Haïti.

« Le Centre communautaire Coumbite de Laval est heureux d’accueillir ce projet et d’héberger un des centres d’intervention en entrepreneuriat. C’est une occasion pour nous de diversifier les services que nous offrons aux jeunes. Pour la première fois, l’entrepreneuriat et le développement social se conjuguent pour propulser les jeunes », à souligné Josfère Michel, le directeur du Centre Communautaire Coumbite Laval.

« Notre organisme est fier d’être partenaire d’un projet aussi rassembleur et représentatif de l’ensemble de la mosaïque québécoise. Nous sommes d’autant plus heureux de pouvoir compter sur l’expertise des organismes provenant d'autres régions du Québec. C’est une garantie d’une offre de services reflétant la réalité des jeunes de partout dans la province, mais particulièrement ceux de la région d’Outaouais », a affirmé Bettyna Bélizaire, la directrice générale de Accompagnement des femmes immigrantes de l’Outaouais (AFIO).

« Le BCRC est heureux de s'associer au Sommet jeunes afro, en tant qu'unique bureau de coordination du projet, RIDE chargée de desservir les communautés noires d'expression anglaise du Québec. Nous sommes impatients de collaborer avec les leaders communautaires, les organisations et les institutions du Québec qui desservent les communautés noires anglophones du Québec afin d'offrir des services et des événements percutants qui aident non seulement à sensibiliser les jeunes noirs anglophones à l'entrepreneuriat, mais aussi à créer des liens communautaires », a déclaré Réanne Francis, la directrice générale de BCRC.

« Nous sommes heureux que le projet ait mis la priorité sur le service de la communauté anglophone en tant que contrepartie égale de la communauté francophone, en veillant à ce que tous les jeunes Noirs, quelle que soit la langue qu'ils parlent ou l'endroit où ils vivent, puissent bénéficier de tous les grands services que ce projet offre », a-t-elle ajouté.

« Le Centre R.I.R.E. 2000 contribue à l’intégration socio-économique des immigrants et au développement d’une société québécoise ouverte à la diversité culturelle. Ce programme d’entrepreneuriat est un outil supplémentaire qui favorisera cette mission, en faisant germer la fibre entrepreneuriale au sein de la communauté Noir.e. Par ailleurs, cela permettra le développement d’un écosystème d’entrepreneurs qualifiés qui aura un impact significatif et durable dans l’économie du Québec », a ainsi conclu Benoit Songha, le directeur général de Centre RIRE 2000.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Les DPJ estiment qu'il faut renforcer le filet social pour mieux soutenir les jeunes
Publié hier à 18h00

Les DPJ estiment qu'il faut renforcer le filet social pour mieux soutenir les jeunes

Les services de protection de la jeunesse peinent à subvenir aux besoins des enfants en difficulté et lancent un cri pressant au renforcement du filet social. Le bilan annuel des directions de protection de la jeunesse à travers le Québec, présenté jeudi matin à Québec, montre que les pressions sociales créent depuis quelques années une ...

La contraception gratuite coûterait 22 millions $ à l'État québécois
Publié hier à 12h00

La contraception gratuite coûterait 22 millions $ à l'État québécois

Rendre la contraception gratuite à travers la province coûterait environ 22 millions $ à l'État québécois, calcule l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS) dans un rapport publié jeudi, qui s'intéresse aux répercussions de la gratuité des contraceptifs sur l’économie et la population du Québec. Cela prend ...

Le tiers des jeunes hommes voient leurs enjeux de santé mentale comme une faiblesse
Publié le 10 juin 2026

Le tiers des jeunes hommes voient leurs enjeux de santé mentale comme une faiblesse

Le tiers des jeunes hommes considèrent que leurs problèmes de santé mentale sont un signe de faiblesse, révèle un rapport de GreenShield et de Recherche en santé mentale Canada (RSMC), publié mercredi. On apprend aussi que près de la moitié des jeunes hommes qui ont demandé de l'aide ont mis fin à leur suivi plus tôt que prévu. Les ...