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Votre cours d’eau est-il en santé ?

Abrinord continue d’échantillonner les cours d’eau de son territoire, un suivi entamé en 2010

Rivière Saint-Pierre, à Mirabel, en mai 2021
Photo: CourtoisieRivière Saint-Pierre, à Mirabel, en mai 2021
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Au fil de l’accélération du développement de la région et de la multiplication des efforts pour améliorer la qualité des rivières, Abrinord continue d’échantillonner les cours d’eau de son territoire, un suivi entamé en 2010.

Les résultats obtenus au fil des ans permettent d’orienter les décisions prises sur le terrain et de sensibiliser les différents intervenants, notamment les associations de lacs et les municipalités.

En douze ans, des données ont été amassées pour 87 stations d’échantillonnage réparties sur une vingtaine de sous-bassins versants de la rivière du Nord. Les paramètres analysés mensuellement, d’avril à octobre, sont :

– la concentration de phosphore total, un nutriment qui, en excès, peut causer la prolifération excessive des plantes aquatiques.

– la concentration de matières en suspension, des particules, souvent de sol, qui rendent l’eau opaque.

– la concentration de coliformes fécaux, des bactéries d’origine fécales, nocives pour la santé.

– la conductivité spécifique, un indicateur des apports en sels et minéraux.

Mais que nous disent ces données ?

De manière générale, il est possible de constater la dégradation de la qualité de l’eau de l’amont vers l’aval. En d’autres mots, plus il y a d’eau qui ruisselle et qui se jette dans les rivières et ruisseaux, plus ceux-ci deviennent pollués. Ceci se confirme par l’étude des résultats par temps de pluie, versus par temps sec.

En effet, puisque les plantes favorisent l’infiltration de l’eau dans le sol et sa filtration, là où les sols sont imperméabilisés ou dépourvus de végétation, le ruissellement de l’eau de pluie augmente et permet un plus grand apport en polluants aux cours d’eau. Les données permettent aussi de déceler les cours d’eau qui apportent le plus de polluants dans la rivière, et d’agir sur les sources de contamination ponctuelles, comme les problèmes d’érosion ou des apports insoupçonnés en eaux usées et même de cibler les pratiques agricoles à implanter pour mieux protéger la rivière.

Une plateforme de consultation en refonte

L’ensemble des données peut être consulté en continu sur le site Web d’Abrinord via iEAU, une plateforme qu’Abrinord travaille à améliorer. « Nous voudrions que tout le monde puisse s’informer de la qualité de l’eau dans son secteur, alors il nous faut retravailler à la fois l’ergonomie de la plateforme et la vulgarisation des données scientifiques. », explique Cynthia Gagnière, chargée de projets chez Abrinord.

La nouvelle version de la plateforme devrait voir le jour d’ici la fin de l’été 2022.

Un soutien important par les partenaires

Cette année, ce sont 61 stations qui feront l’objet d’un suivi mensuel de la qualité de l’eau d’avril à novembre.

L’échantillonnage de 51 de ces stations sera financé par des partenariats avec 21 acteurs municipaux, communautaires et économiques. Dix stations supplémentaires sont financées par le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC), notamment dans le cadre du Programme Réseau-rivières.

À propos d’Abrinord

L’organisme de bassin versant (OBV) est l’organisme désigné par le gouvernement du Québec pour assurer la concertation nécessaire permettant aux acteurs du territoire de réaliser une planification des ressources en eau, des usages et des milieux qui leur sont associés. Cette planification vise à déployer des mesures concrètes pour protéger, utiliser et gérer l’eau et les milieux aquatiques de façon responsable, intégrée et durable.

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