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Une première étude économique régionale sur les impacts de la pandémie à court, moyen et long terme

Connexion Laurentides et le Conseil des préfets et des élus de la région des Laurentides dévoilent «La crise sanitaire et l’économie des Laurentides»

durée 09h30
21 juin 2022
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Temps de lecture   :  

4 minutes

Par Mickael Couillerot, Journaliste

Connexion Laurentides et le Conseil des préfets et des élus de la région des Laurentides (CPÉRL) dévoilent aujourd’hui une étude économique sur la crise sanitaire ainsi que les pistes d’action qui permettront une reprise économique pour la région.

Les deux organismes ont mandaté la firme économique Daméco ainsi que Raymond Chabot Grant Thornton (RCGT) afin de réaliser la première étude économique régionale ciblée sur les effets de la pandémie et la reprise économique.

Cette dernière a pour but de s’assurer que tous les intervenants de la région s’engagent collectivement dans des actions communes qui favorisent le développement économique.

Cette étude décortique également l’effet de la pandémie sur les ménages et les industries et présente des scénarios de reprise afin de permettre aux autorités et aux entreprises d’avoir une lecture claire de la réalité économique de la région. D’ailleurs, l’étude présentée avait prédit la surchauffe économique que nous observons actuellement.

Première du genre au Québec, cette analyse effectuée présente des constats frappants sur les conséquences de la pandémie et identifie les pistes d’actions qui favorisent une relance économique réussie.

Les principaux constats

L’activité industrielle des Laurentides a subi une importante baisse de 3 G$ en 2020 et 2021.

Dépendant des industries, le « retour à un niveau prépandémie » de l’économie des Laurentides se fera entre 2022 et 2026.

Dans les Laurentides, la pandémie a provoqué une baisse de l’activité économique légèrement plus importante que la moyenne québécoise.

Les Laurentides sont une région « exportatrice » de travailleuses et travailleurs. En effet, 7,4 % de la main-d’œuvre québécoise active y réside, mais seulement 6,4 % y travaillent. La différence est de 1 % soit 65 000 travailleuses et travailleurs. Cela donne à la région dans un contexte de rareté de main-d’œuvre. Il faudra, cependant, augmenter l’attractivité « professionnelle » de la région puisque son attractivité « résidentielle » est importante.

Les investissements en productivité des entreprises de la région sont descendus sous les niveaux de 2019 résultant ainsi en une diminution de la productivité des travailleurs. Afin de remédier à la situation, il sera nécessaire d’effectuer des investissements soutenus et d’améliorer les processus.

Les investissements dans la productivité des entreprises ont reculé pour atteindre des niveaux plus bas qu’en 2019. Les investissements en immobilisation ont subi une baisse de 70 M$ et le stock d’équipement a baissé de 4,5 %. Cela entraîne une perte directe de productivité qui a des répercussions sur le nombre de travailleurs nécessaires pour augmenter de 1 M$ le PIB de la région comparativement au reste du Québec soit 13 emplois/1 M$ dans la région vers 9 pour le reste du Québec.

Le développement industriel des Laurentides passe notamment par une meilleure collaboration entre les entreprises de la région puisque, présentement, les industries dépendent à 94 % des importations dans leur chaîne d’approvisionnement.

Des pistes de solution pour une vaste mobilisation

Réalisés afin de mobiliser tous les acteurs de l’écosystème entrepreneurial ainsi que les élus de tous les paliers gouvernementaux, les travaux effectués par Daméco et RCGT présentent certaines données importantes sur la situation de la région.

À cet effet, des orientations quant aux actions à entreprendre dans la région sont présentées par Raymond Chabot Grant Thornton. Voici quelques exemples de propositions effectuées :

Soutenir les organisations responsables de la mise en place des zones d’innovation dans le processus d’approbation.

Initier la création d’un comité multipartite afin de faire état des risques associés aux retards dans les investissements et de développer un plan de mitigation.

Organiser des séminaires et formations visant à exposer l’impact transformationnel que peut avoir le virage numérique dans les entreprises des Laurentides et en réponse aux enjeux de main-d’œuvre.

Développer une offre touristique à plus haute valeur ajoutée.

Mettre en place des actions visant à augmenter les possibilités de logements abordables de qualité.

Travailler de pair avec les Comités sectoriels de main-d’œuvre pour identifier des actions à mettre en œuvre afin de bonifier l’offre de main-d’œuvre et la formation des travailleurs.

Préparer un étalonnage des pratiques inspirantes et innovantes pour la rédaction d’une politique d’achat local, conformément à la législation en cours.

Diversifier les marchés d’exportations des entreprises des Laurentides, notamment en Ontario.

L’étude et ses recommandations seront mises à jour une fois lors de la prochaine année afin de préciser certains scénarios.

« Cette étude nous donne un portrait précis des impacts de la pandémie et des secteurs dans lesquels nous devons intervenir pour reprendre le chemin de la croissance économique. Elle permet également de rallier l’ensemble des acteurs autour de chiffres concrets et des pistes de solutions réalistes. Maintenant que nous avons ces informations essentielles, il est primordial que tous les intervenants de la région s’engagent collectivement dans des actions qui favorisent une saine reprise économique. De notre côté, nous voulons nous assurer de donner aux entreprises les outils pour contrer les enjeux de main d’œuvre et de la soutenir dans leurs besoins de financement. », commente Marc L’Heureux, président du CA de Connexion Laurentides, vice-président du CPÉRL et Maire de Brébeuf.

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