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Ministère des Transports du Québec

Le CPÉRL présente de nouvelles données sur le manque d’effectifs et de financement

Le CPÉRL présente de nouvelles données sur le manque d’effectifs et de financement
Photo: CourtoisieLe CPÉRL présente de nouvelles données sur le manque d’effectifs et de financement
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Le Conseil des préfets et des élus de la région des Laurentides (CPÉRL) appuie sans réserve la sortie des maires de la région, le 30 juin dernier, qui, à l’invitation de la mairesse de Sainte-Adèle, dénonçaient les lenteurs, la lourdeur et les lacunes du ministère des Transports du Québec (MTQ).

En effet, deux récentes études commandées par le CPÉRL démontrent que le financement et la répartition des effectifs sont inadéquats pour combler les besoins de la 4e région la plus peuplée du Québec.

« Depuis des années, par citoyen, par véhicule et par accident mortel, les investissements consentis par le MTQ à la région des Laurentides nous placent bons derniers par rapport aux autres régions. Il est grand temps que le MTQ mette de l’avant des solutions qui passent notamment par un nouveau partenariat et partage des responsabilités en matière de travaux routiers. Nous en parlions en haut lieu du MTQ depuis 2019 », résume d’entrée de jeu Scott Pearce, président du CPÉRL, préfet de la MRC d’Argenteuil et maire du Canton de Gore.

Un financement inadéquat de nos routes, qu’on le regarde sous différents angles

En réaction à la sortie des maires du 30 juin 2022, la porte-parole régionale du MTQ a évoqué l’important investissement récemment annoncé de plus de 300 M$ au chapitre des investissements bisannuels 2022-2024 du MTQ.

Bien que le montant de 323 millions de dollars consacré en 2022-2024 pour la région dépasse le sommet connu en 2016-2018, cet effort n’est pas suffisant, car la région des Laurentides demeure toujours au 9e rang parmi les 17 régions administratives pour les montants d’investissements annoncés.

Pris sous l’angle des investissements annuels par citoyen (per capita) ou par véhicule (immatriculations), le sous-financement de la région est patent : les Laurentides sont encore bonnes dernières.

« Si on regarde sous l’angle du nombre d’accidents mortels, le sous-financement se révèle être un bien funeste indicateur de notre dernière place au Québec », se désole Scott Pearce. Un déficit de maintien d’actifs qui explique l’état déplorable de nos routes.

La région connaît également un déficit de maintien d’actifs qui nécessite des investissements importants au Plan québécois des infrastructures (PQI) afin d’y remédier : il manque 317 M$. Ce déficit est directement causé par un manque d’entretien.

Une affectation d’effectifs du ministère inadéquate pour l’importance de la région.

Alors que la région des Laurentides représente un poids démographique de plus de 7 % pour le Québec, 4e en importance démographique, la région dispose de moitié moins d’effectifs.

De plus, deux régions, soit la région des Laurentides et la région de Lanaudière, représentant plus de 1,1 millions de Québécois et plus de 125 municipalités, sont actuellement gérées en partie par un seul et même bureau du MTQ, et l’autre partie des deux régions est gérée à partir de Montréal. Les ouvriers voués aux opérations au sud de la région sont plutôt situés à Laval.

« Nous nous expliquons mal cette situation alors que toutes les autres régions du Québec bénéficient d’un bureau et de ressources dédiées », fait remarquer le président du CPÉRL.

Une représentation dès 2019 pour donner davantage de place aux municipalités de la région.

« Dès le mois de mai 2019, les préfets des Laurentides ont fait des représentations auprès du cabinet du ministre des Transports pour qu’un véritable partenariat s’instaure entre le MTQ et les équipes municipale, au profit d’une délégation de responsabilités — assortie évidemment d’un financement adéquat qui vient avec. Je m’en souviens, j’y étais. Et c’est ce qu’ont répété la semaine dernière les mairesses et les maires des Laurentides : entendons-nous et mettons-nous en action, pour ne plus que des accidents mortels surviennent par les délais indus et induits par une conception de la gestion et du service public qui n’ont plus leur place aujourd’hui », conclut Scott Pearce, en indiquant que des représentations auprès de la haute direction et du cabinet du ministre des Transports seront effectuées dans les prochaines semaines.

À propos du CPÉRL

Le Conseil des préfets et des élus de la région des Laurentides (CPÉRL) représente et soutient les intérêts de la région des Laurentides auprès des instances gouvernementales. Formé des préfets des sept municipalités régionales de comté et du maire de la ville de Mirabel, le CPÉRL travaille à concilier les efforts des décideurs de chaque territoire.

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