Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Dépistage du cancer du col de l'utérus

La moitié des régions du Québec offrent le test VPH qui remplace le test Pap

durée 18h00
23 mai 2025
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par La Presse Canadienne

La moitié des régions administratives du Québec offrent désormais le test de dépistage des virus du papillome humain (VPH), qui remplacera d'ici la fin de l'année le test Pap partout dans la province. La Montérégie est la plus récente région à avoir procédé au changement.

Le test VPH sert à dépister le cancer du col de l'utérus. Il est plus précis pour détecter la présence du virus du papillon humain à haut risque qui peut mener à des lésions précancéreuses, et si elles ne sont pas traitées, au cancer du col de l'utérus.

Le test VPH a déjà remplacé le test Pap dans les régions du Bas-Saint-Laurent, la Gaspésie, Chaudière-Appalaches, Lanaudière, l'Outaouais, Laval, le Saguenay-Lac-Saint-Jean et la Côte-Nord.

Contrairement au test Pap, qui est réalisé tous les deux ans, le test VPH se fait tous les cinq ans dans la majorité des cas.

Une infection du virus du papillome humain est la principale cause de cancer du col de l'utérus. Le dépistage demeure la meilleure façon de prévenir ce cancer qui est évitable lorsque détecté au stade précancéreux.

Dans les dernières années, le cancer du col de l'utérus a connu une malheureuse augmentation au sein de la population. Les plus récentes données canadiennes montrent que le cancer du col de l’utérus est maintenant celui dont l’incidence grimpe le plus rapidement chez les femmes.

Après avoir diminué pendant trois décennies, l'incidence du cancer du col de l'utérus a augmenté de 3,7 % par année entre 2015 et 2019, selon la Société canadienne du cancer (SCC). Il s'agit de la première hausse d’importance depuis 1984.

La SCC estime que 1600 Canadiennes recevront un diagnostic de cancer du col de l’utérus dans une année et que 400 en mourront.

«On poursuit le déploiement du test VPH partout au Québec. Cela répond à la vision du gouvernement d'en faire encore plus en matière de prévention du cancer du col de l'utérus. En rendant ce test plus accessible, nous permettons à un plus grand nombre de femmes de bénéficier d'un dépistage plus efficace, contribuant ainsi à sauver des vies», a déclaré dans un communiqué le ministre de la Santé, Christian Dubé.

Il avait annoncé en 2022 que le test VPH serait implanté comme test de dépistage primaire du cancer du col de l'utérus, suivant les recommandations de l’Institut national d'excellence en santé et en services sociaux (INESSS).

Le ministère de la Santé a par ailleurs annoncé l'automne dernier que le vaccin contre le VPH est maintenant offert gratuitement à toute personne de 20 ans et moins. Une période de gratuité est aussi disponible à toute la population, jusqu'à l'épuisement des doses restantes. Les personnes qui désirent recevoir le vaccin peuvent prendre rendez-vous sur le portail en ligne ClicSanté.

Le dépistage et la vaccination sont des moyens efficaces de lutte contre le cancer du col de l'utérus.

Le contenu en santé de La Presse Canadienne obtient du financement grâce à un partenariat avec l’Association médicale canadienne. La Presse Canadienne est l’unique responsable des choix éditoriaux.

Katrine Desautels, La Presse Canadienne

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié le 26 avril 2026

Cardiologie mobile: quand les soins sont livrés à la porte des patients

Alors que le test à l'effort bat son plein et que la participante se donne à fond sur le tapis roulant, la docteure Marie-Ève Piché met abruptement fin à l'exercice: une arythmie vient d'apparaître sur l'électrocardiogramme qui défile sous ses yeux, et il n'y a pas de chance à prendre. On arrête tout. La participante s'allonge sur une civière le ...

Publié le 24 avril 2026

Le CRTC défend sa mise en oeuvre de la Loi sur la diffusion continue en ligne

La présidente du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), Vicky Eatrides, affirme que l'organisme de réglementation souhaiterait agir plus rapidement pour moderniser le système de radiodiffusion canadien, mais que la mise en œuvre des nouvelles règles est un travail complexe et que le CRTC doit tenir compte ...

Publié le 23 avril 2026

Certains neurones ont aussi besoin de gras, pas seulement de sucre, pour fonctionner

Certains neurones ont besoin non seulement de glucose, mais aussi de lipides, pour bien fonctionner, démontre une étude à laquelle a participé un chercheur montréalais. Cela pourrait un jour permettre de mieux comprendre des maladies comme l’obésité et le diabète de type 2, en explorant le rôle encore peu connu du métabolisme lipidique dans le ...