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Le rugby en fauteuil roulant lui donne «un second souffle»

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4 juin 2010
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Par Simon Dessureault

Le Blainvillois Karl Girard évolue présentement pour l'équipe du Québec dans la discipline du rugby en fauteuil roulant. Il y a presque trois ans, Karl est devenu quadraplégique à la suite d'un accident en vélo de montagne à Blainville.

Avant cette chute tragique le 27 juin 2007, Karl Girard occupait un emploi de fonctionnaire fédéral, tout en combinant une vie d'athlète et d'entraîneur en vélo de montagne. «Mon accident m'a causé une dislocation de deux vertèbres et ma moelle épinière a fait un S». Ma lésion est malheureusement totale et complète», explique le joueur de rugby qui participera à la compétition Kiewitt 2010 de l'Association québécoise de sport en fauteuil roulant du Québec (AQSFR), le 5 juin prochain, au Collège Lionel-Groulx à Sainte-Thérèse.

Le rugby

La pratique du rugby aide beaucoup Karl à être de nouveau heureux dans la vie. Il a découvert le rugby en fauteuil roulant à sa première année au centre de réadaptation Lucie-Bruneau à Montréal, alors qu'on lui en avait parlé étant donné qu'il était un sportif.

Mais l'adaptation à ce sport ne fut pas de tout repos pour Karl. «Mon processus de réadaptation a été assez long était donné la gravité de la blessure. Ça a pris du temps avant que je puisse avoir un peu de force dans les bras. Je ne reviendrai jamais aussi fort des biceps que je l'étais. J'ai passé le premier match dans le centre du terrain et je comprenais aussi que je n'étais pas assez rapide. Ma conjointe et les gens qui m'entourent m'ont cependant encouragé à persévérer. En un an, j'ai progressé très rapidement. Le fait que j'ai toujours eu une hygiène de vie d'entraînement quotidien m'a aussi beaucoup aidé. Je peux dire que j'ai gardé cela intact».

Le rugby lui fait même totalement oublier son handicap en plus de le garder en forme. «Quand je joue au rugby, je ne suis pas handicapé, ma tête est libre et elle est là pour faire du sport. M'entraîner pour le rugby m'amène à avoir plus d'énergie dans ma vie en général. Aussi, tu rencontres d'autres personnes qui ont les mêmes difficultés que toi et qui font de grandes choses», affirme-t-il.

Même si cet accident a changé sa vie, Karl réussit à s'adapter à sa situation. «Ma vie est maintenant différente, je suis obligé de ralentir. Il y a des choses que je ne peux plus faire, mais je vois des solutions et la vie continue. Ce n'est pas dégénératif».

Famille et amis

Karl Girard est aujourd'hui âgé de 43 ans. La chose la plus importante dans sa vie est sa famille et ses amis. Il est père de deux enfants de 7 et 9 ans et sa conjointe est commis en administration.

Karl travail encore comme fonctionnaire fédéral alors qu'il a été reclassé après son accident.

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