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Elle use à la course les rues de Blainville

durée 09h17
5 juin 2014
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Par Fanny Arnaud

La Blainvilloise, Mélanie Charette, est une marathonienne hors pair.

 Plus de dix ans après avoir été opérée d’une tumeur au foie, Mme Charette a réalisé, le 25 mai dernier, une performance exceptionnelle au marathon d’Ottawa.

Elle a parcouru les 42,2 km en moins de trois heures, se classant 2e de sa catégorie, 19e chez les femmes et 156e sur 7055 participants.

Elle réalise ici sa meilleure performance, la qualifiant elle-même de «course de sa vie».

«Je suis fière de m’être rendue à ce niveau, à l’aube de mes 40 ans et avec mes antécédents médicaux», a-t-elle dit.

Courir après la maladie

Mme Charette a commencé la course à pied en 2010. Elle s’est d’abord inscrite à une course de 5 km dans Fontainebleau, puis une course de 7 km et une course de 10 km. Elle fait sa première compétition à Blainville, où elle monte sur le podium, puis tente un semi-marathon à Montréal.

L’année suivante, elle participe au marathon de Montréal, où elle se qualifie pour les marathons de New York et de Boston.

S’en suit une série de participations : elle va en 2011 au marathon de New York, en 2012 à celui de Toronto, puis ce sera Boston en 2013, l’année des attentats, et finalement Ottawa en 2014.

Mme Charette explique qu’elle court pour se faire plaisir.

«J’aime me sentir vivre, j’aime sentir mon cœur battre», a-t-elle dit.

En effet, il y a quatorze ans, Mme Charette a été frappée par la maladie.

En janvier 2000, on lui diagnostique une tumeur au foie. À cause d’une hémorragie interne, elle doit rester aux soins intensifs pendant deux semaines. Elle se fait opérer d’une tumeur «grosse comme un pamplemousse» avec beaucoup de complications.

«J’avais de la difficulté à marcher et je prenais un buffet de pilules tous les matins», a-t-elle raconté, avec émotion.

Aujourd’hui, entrepreneuse à Blainville et mère de deux garçons de neuf et 12 ans, elle explique que la course a pris une place essentielle dans sa vie.

Pour elle, le sport, c’est un équilibre.

«Quand je cours, je fais des mises au point, je règle des affaires dans ma tête, je me sens bien.»

Courir après les attentats de Boston

En 2013, Mme Charette a participé au marathon de Boston quand un attentat a tué trois personnes et en a blessé 264 autres.

«À la suite à cet attentat, j’ai perdu la passion de courir», a-t-elle dit.

Mme Charette explique qu’elle n’avait plus envie de participer à des marathons, elle se sentait mieux à courir dans les rues de Blainville et à participer à des compétitions locales.

Mais elle finit par consulter et, avec les encouragements de son mari, Alain, elle décide de s’inscrire au marathon d’Ottawa, seulement trois mois avant la course.

«Je ne l’avais dit à personne pour ne pas avoir de pression, je le faisais juste pour moi.»

Elle dit qu’elle a couru ce marathon «avec passion» et qu’elle en est fière.

«C’est reparti, j’ai passé la barre des 3 heures, je suis dans la catégorie des coureurs d’élite maintenant.»

 

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