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«Trois constats graves liés aux activités» de l’usine

Des groupes déposent une plainte contre l'usine Stablex

durée 11h00
22 octobre 2025
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Par La Presse Canadienne

 Des groupes environnementaux ont déposé une plainte mercredi matin contre l'entreprise de traitement de déchets dangereux Stablex concernant «trois constats graves liés aux activités de l’usine» et dénoncent du même souffle le désengagement du ministère de l’Environnement.

Des groupes environnementaux et la Coalition des citoyens de Blainville contre la cellule #6 de Stablex ont déposé un «signalement à caractère environnemental», mercredi matin contre Stablex. Cette plainte concerne «trois constats graves liés aux activités» de l’usine.

Rejets atmosphériques

La plainte déposée par les groupes fait notamment référence aux témoignages, sous couvert de l’anonymat, d’anciens travailleurs de l’usine lors de l’émission «Enquête», de Radio-Canada, diffusée le 9 octobre. Dans cet épisode, d’anciens travailleurs relatent qu’ils ont été témoins «de rejets d’air pollué, nuages de poussière, dépôts sur véhicules et contamination à l’arsenic et au mercure», peut-on lire dans la plainte, dont La Presse Canadienne a obtenu une copie.

«Ces constats alarmants laissent craindre des émissions atmosphériques susceptibles de contrevenir au Règlement sur l’assainissement de l’atmosphère», écrivent les groupes.

Déversement liquide

Le deuxième constat signalé dans la plainte fait référence à un camion qui aurait «déversé des centaines de litres de liquide contaminé sur la voie publique» le 21 août 2025.

Selon les plaignants, le déversement aurait atteint le réseau pluvial menant au ruisseau Locke Head.

Des analyses effectuées par la Société pour vaincre la pollution, qui fait partie des groupes qui ont déposé la plainte «ont révélé des métaux lourds, HAP cancérigènes, hydrocarbures et phénols à des concentrations dépassant les normes de la CMM».

Les groupes demandent que le ministère de l'Environnement effectue une vérification « afin de confirmer si la déclaration post-déversement réglementaire a été faite en bonne et due forme par l’entreprise».

Dépassement des normes autour de Stablex

Selon des analyses de la Société pour vaincre la pollution (SVP), les concentrations de polluants autour de Stablex dépassent les normes sur la qualité de l’air et «justifient une veille sanitaire et l’installation de stations de mesure continues».

Selon les groupes environnementaux, «le ministère devrait réviser l’autorisation d’exploitation pour inclure des mesures strictes de captation et évaluer les impacts cumulatifs sur la santé environnementale et humaine, tant au niveau de l’air que de l’eau».

Dans un communiqué publié mercredi matin, Daniel Green, spécialiste en écotoxicologie et représentant de l’organisme Société pour vaincre la pollution, écrit que «les indices de contamination s’accumulent alors que la passivité des autorités persiste».

Selon lui, «il est plus que temps que le ministère de l’Environnement assume pleinement ses responsabilités et mette en place un suivi des activités de Stablex qui soit continu, rigoureux, aléatoire et complètement indépendant de l’entreprise afin d’assurer pleinement la sécurité de la population et de l’environnement».

Les plaignants font état «d'un manque flagrant de rigueur» et «d'une déresponsabilisation inquiétante de l’État» dans le dossier Stablex.

Le reportage d’Enquête révèle que «le ministère de l’Environnement fait entièrement confiance aux données fournies par Stablex plutôt que de mener ses propres suivis environnementaux indépendants, et ce, depuis de nombreuses années», font valoir les groupes dans le communiqué.

La Société pour vaincre la pollution, Eau Secours, le Mouvement d’action régional en environnement, Mères au front Basses-Laurentides, la Coalition alerte à l’enfouissement Rivière-du-Nord et la Coalition des citoyens de Blainville contre la cellule #6 de Stablex sont les groupes qui ont déposé une plainte contre Stablex mercredi.

Le centre de traitement de déchets industriels de Stablex comprend actuellement une usine de traitement et cinq cellules d’enfouissement et l’entreprise compte aménager une sixième cellule.

Stéphane Blais, La Presse Canadienne

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