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Les bibliothèques de la Rive-Nord veulent plus de livres numériques

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2 mai 2014
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Par Fanny Arnaud

Le prêt numérique se fait une place dans les bibliothèques publiques de la Rive-Nord, mais le catalogue est encore trop restreint pour qu’une réelle transition se fasse.

Les bibliothèques de Boisbriand, Rosemère, Blainville et Lorraine ont adhéré ces dernières années au prêt numérique. Elles peuvent donc proposer à leurs usagers d’emprunter des livres numériques comme ils emprunteraient des livres papier.

Cependant, le constat est le même partout : la collection offerte est essentiellement composée de livres québécois pour adultes. Les livres étrangers, les livres pour enfants et les nouveautés sont rares. Or, la demande est forte.

Stéphane Legault, chef bibliothécaire pour la ville de Boisbriand, explique que certains éditeurs qui craignent la concurrence ne veulent pas vendre leurs livres aux bibliothèques alors qu’ils les vendent aux particuliers.

«C’est dommage parce que les gens voudraient plus de livres étrangers comme ceux de Guillaume Musso ou Marc Levy», a-t-il ajouté.

Le succès du prêt numérique

Le refrain est le même dans toutes les bibliothèques qui proposent des livres numériques : c’est un succès.

À Lorraine, ce sont les familles qui ont demandé que le prêt numérique soit mis en place. À Rosemère, si le prêt de livres a légèrement baissé, le prêt numérique augmente «tranquillement».

Pour Marc Bineault, chef de service à la bibliothèque de Rosemère, d’ici 10 ans, un tiers des prêts seront numériques. «On va être le lien avec un fond et les usagers», a-t-il dit.

Selon lui, «plus le fond est grand, plus les gens empruntent».

L’agrandissement des collections

Prêt numérique.ca met à la disposition des bibliothèques un fond qui évolue en permanence et que les bibliothèques peuvent agrandir en achetant des ouvrages numériques par eux-mêmes. Mais tous les éditeurs n’acceptent pas de vendre leurs livres.

M. Legault explique que tous les mois de nouveaux éditeurs se joignent au fond. Il évoque notamment l’arrivée du Seuil, une maison d’édition française, l’année dernière.

M. Bineault ajoute que lorsque les bibliothèques auront accès à de grandes maisons d’édition comme Gallimard, la donne va changer et la transition va se faire.

«Le livre imprimé est là pour longtemps, mais les gens sont sensibles aux avantages du livre numérique.»

Les bibliothèques de Sainte-Thérèse, Bois-des-Filion et Sainte-Anne-des-Plaines ne font pas encore de prêts numériques, mais, pour les 3 villes, il s’agit d’un projet à court terme.

 

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