Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

DesBouleaux Fest à Mirabel

«Le festival le plus convivial au nord du Rio Grande»

durée 14h35
29 avril 2015
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
Eric Mondou
email
Par Eric Mondou, Journaliste

Lancé en 2011 dans la cour arrière d’une propriété de la rue des Bouleaux à Saint-Augustin, le DesBouleaux Fest, festival d’humour et de musique alternative, revient pour une cinquième édition en août prochain. Entretien avec Michaël Lagacé Henripin, chef d’orchestre de cette célébration de la contre-culture. 

L’idée est née lors d’une soirée arrosée entre amis à l’été 2011. Michaël avait alors 22 ans. «Le DesBouleaux Fest a commencé avec un on book un show, té pas game», mentionne-t-il, attablé autour d’un café dans un restaurant au coeur de Saint-Augustin.

Quelques heures plus tard, 700$ de matériaux de construction étaient dépensés afin d’ériger une scène. Le mois suivant, près de 200 amis et connaissances débarquaient dans la cour de ses parents pour une fête à laquelle participaient deux humoristes, deux chansonniers et trois groupes de musique.

«Je voulais tout simplement réunir mes deux passions: l’humour et la musique», indique-t-il. 

Fort du succès de la première édition, Michaël décidait de répéter l’expérience en 2012. Cette fois-ci, 450 personnes, quatre humoristes et une dizaine de groupes prenaient d’assaut le terrain de la rue des Bouleaux. 

«Le lendemain matin, on s’est dit que c’était assez. Qu’on ne pouvait plus recommencer ça chez nous. Il fallait trouver une alternative», confie-t-il en précisant qu’aucun incident n’était encore une fois survenu malgré le nombre important de festivaliers. 

Après avoir convaincu la Ville de Mirabel, les troisième et quatrième DesBouleaux Fest ont pu être présentés sur le terrain de baseball du complexe Jean-Laurin où 700 et 850 personnes ont répondu respectivement à l’appel des organisateurs. 

Sentiment d’appartenance 

Pour la cinquième édition, qui aura lieu les 21 et 22 août prochain, Michaël promet la même formule que lors des années précédentes: un festival convivial qui permet année après année la découverte d’artistes, tant en humour qu’en musique.

«Les gens se sont créé une appartenance au DesBouleaux Fest. Partout, il y a une course à la «Tête d’affiche». Chaque festival est prêt à dépenser des millions pour trouver celle-ci. Au bout du compte, les programmations sont toujours les mêmes. Ici, les gens se foutent de qui va jouer. Ils viennent parce que c’est le Desbouleaux Fest», mentionne-t-il précisant que cinq humoristes et une quinzaine de groupes de musique devraient performer lors du week-end. 

«Je veux que ça reste un festival convivial. Il y a beaucoup plus un côté mélomane qu’un côté tripeux à boire de la bière jusqu’à ne plus sentir son visage», ajoute-t-il. 

Artistes des quatre coins de l’Amérique, estrades en bottes de foin, canon à bière, les festivaliers seront bien servis, assure celui qu’on surnomme le «Gilbert Rozon de Mirabel». 

Amant de la contre-culture 

Bien qu’une partie de la programmation soit laissée à des artistes hip-hop, pop et acoustiques, les styles hardcore et punk rock auront encore cette année une place prépondérante.  

Avec ses cheveux longs et lisses, sa barbe longue et ses nombreux tatouages, Michaël représente le stéréotype de ces mouvements musicaux. Impliqué dans cette contre-culture depuis quelques années déjà, il balaie du revers de la main les nombreux préjugés à cet égard.  

«Plusieurs ont grandi en écoutant NOFX, Blink-182, Millencollin. Ça fait partie de notre culture à nous les jeunes. Les préjugés doivent cesser. Et ce n’est pas parce qu’on a des tattoos qu’on est des mauvaises personnes», dit-il en rigolant.

Apprendre sur le tas

Les quatre premiers DesBouleaux Fest ont permis à ce citoyen de Mirabel de découvrir une passion pour l’organisation d’événement. 

Aidé par quelques amis, il participe de près ou de loin à toutes les étapes de l’organisation du festival. Cela va de la réservation des groupes invités à la chasse aux commanditaires en passant par le grand nettoyage lorsque les lumières s’éteignent en fin de soirée. 

«J’ai appris sur le tas» mentionne Michaël, qui partage actuellement son temps entre la Maison des jeunes de Saint-Janvier, où il est intervenant, et son téléphone intelligent, où il négocie avec les différents agents de groupes. 

Projet des Bouleaux 

Parallèlement au DesBouleaux Fest, Michaël travaille sur un autre projet culturel à Mirabel, le Projet des Bouleaux.

Celui-ci consiste à faire venir, une fois par mois, un artiste de tout genre musical dans un secteur différent de la municipalité. Le premier spectacle pourrait avoir lieu au Centre culturel de Saint-Augustin dès le mois prochain. 

Estimant que le public 25-30 ans soit plus ou moins bien servi au niveau culturel à Mirabel, Michaël veut remédier à la situation avec son Projet des Bouleaux

«La culture, ce sont les citoyens qui la font. Si personne n’est là pour l’entretenir, c’est normal que rien ne se passe. Il faut que les gens arrêtent de penser que Mirabel est un aéroport abandonné et un gros centre d’achat». 

La programmation du DesBouleaux Fest devrait être rendue publique au cours des prochains jours. Pour toutes informations, suivez la page Facebook du Festival. https://www.facebook.com/DesBouleauxFest?fref=ts 

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié le 12 décembre 2025

Un changement au budget de Postes Canada inquiète les bibliothèques

Les bibliothèques canadiennes affirment qu'une modification proposée au budget fédéral mettrait fin à leur capacité d'expédier des livres à des tarifs réduits, menaçant la survie de certains établissements. Le projet de loi C-15 supprimerait une clause de la loi sur Postes Canada qui prévoit des tarifs postaux réduits pour les livres et autres ...

Publié le 12 décembre 2025

Adoption du PL 109: Québec pourra imposer aux plateformes du contenu francophone

Québec pourra désormais imposer des seuils minimaux de contenu francophone aux grandes plateformes, comme Netflix et Spotify. Les élus ont adopté à l'unanimité jeudi le projet de loi 109 «affirmant la souveraineté culturelle du Québec et édictant la Loi sur la découvrabilité des contenus culturels francophones». Au moment de déposer sa pièce ...

Publié le 9 décembre 2025

Une autrice thérésienne présente son livre sur la charge mentale

Le samedi 6 décembre, la Ville de Sainte-Thérèse accueillait l’autrice thérésienne Carolanne Dionne pour le lancement de son livre 7 questions pour parler de la charge mentale sans conflit, à la bibliothèque municipale. « La Ville de Sainte-Thérèse est fière de mettre en lumière le talent de ses auteurs locaux. Dans son livre, madame ...